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Comité cantonal du PSV – Un projet d’initiative et trois recommandations

Réuni.e.s mardi soir en ligne pour un comité cantonal, les délégué.e.s du Parti socialiste vaudois ont décidé de lancer une initiative cantonale pour un congé parental. Le parti a également édicté ses recommandations pour les votations fédérales du 7 mars prochain.

Recommandations de vote – 7 mars 2021

Rappelez-vous : le 27 septembre de l’an dernier, le congé paternité était accepté par plus de 60% de oui. Fort de ce beau résultat, une résolution intitulée « Votation du 27 septembre : le résultat vaut bien un congé parental ! » était présentée et adoptée dans la foulée au Congrès du 3 octobre du PSV suivant. En quelques semaines, un groupe de travail a élaboré un plan d’action pour mettre en œuvre un congé parental cantonal. Et c’est un projet d’initiative qui a été soumis aux délégué.e.s présent.e.s mardi soir lors du Comité cantonal du PSV. Il a été accepté à une nette majorité.

Un projet ambitieux en plusieurs temps

Etendu, ambitieux et égalitaire, ainsi a été présenté ce futur congé parental qui prévoit 34 semaines de congé reparties paritairement entre les deux parents. Visant à renforcer la politique égalitaire cantonale, l’initiative prévoit également d’inclure les familles arc-en-ciel et les parents adoptifs. Les délégué.e.s se sont prononcés sur la forme juridique du futur texte, le planning ainsi que le budget.

Le Congrès validera au printemps ce projet d’initiative et la récolte des signatures devrait commencer en principe à l’automne. Une levée de fonds a été prévue pour le financement et des partenaires sociaux et politiques vont être approchés pour être associés à la démarche.

3 NON pour le 7 mars

Le PSV recommande de voter Non à l’initiative « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage ». Présentée au comité cantonal par la Conseillère nationale Ada Marra, cette initiative, lancée par le Comité d’Egerkingen, monte en épingle un sujet marginal. Il est extrêmement rare de croiser en Suisse des personnes portant le voile intégral et, si c’est le cas, c’est souvent le fait de touristes qui, par essence, ne participent pas à la cohésion sociale du pays. Une interdiction au niveau national et de rang constitutionnel est donc totalement disproportionnée. Le PSV souligne l’existence du contre-projet indirect adopté par le Parlement. Ce dernier prévoit, sous la forme d’une loi fédérale, l’obligation de montrer son visage à des fins d’identification à un membre d’une autorité.

Le PSV dit aussi Non à la « loi sur les services d’identification électronique (LSIE) » proposant l’instauration d’un passeport numérique. Il soutient ainsi le référendum car la protection des données demeure totalement insuffisante dans le projet de loi. « Ce qu’on craint aujourd’hui c’est l’accès direct à notre vie, notre consommation, nos choix politiques de la part des privés » précise Nuria Gorrite, Conseillère d’Etat, venue présenter l’objet. La centralisation des données qui seront gérées par le privé n’est pas tolérable. Si l’e-ID voyait le jour, c’est le démantèlement d’un service public incombant jusqu’alors à la Confédération qui s’opérerait.

Enfin, le PSV dit Non à l’accord de libre-échange entre la Suisse et l’Indonésie. La majorité des délégué.e.s entend refuser cet accord décrit globalement comme le plus progressiste au monde et annonçant un changement de paradigme dans la politique commerciale suisse. « Il est aujourd’hui clair que la Suisse doit uniquement conclure des accords de libre-échange qui placent l’homme et le climat au centre et initient un développement durable.» a souligné Brigitte Crottaz, conseillère nationale venue présenter le sujet au Comité cantonal. Un argument qui n’a pas convaincu les délégué.e.s. Pourtant préavisé positivement par le Comité directeur, à une courte voix près, le PSV soutiendra le référendum « Stop huile de palme » en préférant envoyer un signal fort et intransigeant, pour un commerce mondial juste et équitable.

Jessica Jaccoud, Présidente du PSV, 079 792 53 59