Finances cantonales : méthode budgétaire et choix politiques
Le Conseil d’État vaudois a présenté ses comptes 2025 : malgré un discours alarmiste martelé depuis des mois par la droite, la réalité est moins catastrophique qu’annoncée. Mais ne nous y trompons pas : la situation financière du canton reste fragilisée par des choix politiques irresponsables, en particulier les baisses d’impôts non financées imposées par la majorité de droite. Face à cela, le Parti socialiste vaudois (PSV) sera intransigeant : il défendra le service public et combattra sans relâche toute nouvelle baisse d’impôts, à commencer par l’initiative irresponsable dite « des 12% », qui plongerait durablement les finances cantonales dans le rouge avec une perte fiscale supplémentaire annuelle de 250 millions.
Les comptes 2025 démontrent une fois de plus l’écart entre le catastrophisme budgétaire entretenu par la droite et la réalité des finances publiques. Ce décalage n’est pas anodin : il sert un agenda clair, celui de justifier à répétition des politiques d’austérité injustes. Pendant ce temps, ce sont le personnel de l’État et la population qui paient le prix fort, avec des prestations sous pression et des conditions de travail dégradées. Cette manière de piloter les finances publiques est inacceptable et sert un agenda électoral sans vision d’avenir. À ce titre, l’engagement de Monsieur Serge Gaillard, ancien directeur de l’Administration fédérale des finances, pour accompagner la réalisation du plan de retour à l’équilibre du Conseil d’État questionne beaucoup. S’il est toujours intéressant d’avoir un regard externe, ses récentes propositions à l’échelon fédéral inquiètent beaucoup le Groupe socialiste. Nous refuserons toute logique d’austérité et nous défendrons, sans compromis, un service public fort, accessible et de qualité pour toutes et tous.
Le parti socialiste interroge par ailleurs les méthodes utilisées pour l’évaluation des recettes fiscales, qui se révèlent systématiquement sous évaluées. « Ce discours pessimiste renforce les politiques d’austérités de manière injustifiée et sert un dessein politique porté par la majorité de droite du Conseil d’État. De la même manière, il apparaît urgent d’instaurer un mécanisme de lissage sur plusieurs années de la répartition des résultats de la BNS » analyse Julien Eggenberger.
« Le constat est limpide : les baisses d’impôts accordées ces dernières années, principalement au bénéfice des plus hauts revenus, ont affaibli structurellement les recettes de l’État. Cette politique doit cesser immédiatement ! » commente Amélie Cherbuin. Le PSV exige du Conseil d’État qu’il s’engage plus fortement contre l’initiative des 12% et qu’il mette fin à cette spirale dangereuse.
« La mobilisation historique du personnel de l’État à la fin de l’année 2025 envoie un message clair : la population refuse l’affaiblissement du service public. Nous nous tiendrons à ses côtés et poursuivrons le combat avec détermination » conclut Sébastien Cala.