Actualités

Lutter efficacement contre la fast-fashion | Valoriser les déchets urbains plutôt que les exporter

dechets

Lutter efficacement contre la fast-fashion

 

Conditions de fabrication précaires, qualité médiocre, obsolescence programmée et marketing agressif : la « fast-fashion » est en opposition totale aux objectifs du développement durable. Par le biais d’une interpellation de Carine Carvalho, le groupe socialiste demande au Conseil d’État de faire le point sur le recyclage des vieux habits sur le territoire cantonal et présenter des mesures de lutte contre la surconsommation de textiles.

« Celles et ceux qui passent souvent devant les vitrines des magasins des vêtements bon marché l’ont certainement constaté eux-mêmes : les collections de mode sont renouvelées de plus en plus rapidement », soulève Carine Carvalho, auteure de l’interpellation. Et elle poursuit : « La surproduction des textiles à bas prix entraîne leur surconsommation, ce qui impacte très négativement l’environnement et les conditions de travail dans le secteur dans les pays du Sud. Nous devons impérativement mettre en place des mesures contre cette tendance néfaste. Pour cette raison, nous demandons au Conseil d’État de faire un point sur la situation actuelle quant au recyclage textile dans le canton de Vaud et de présenter des mesures, notamment pour sensibiliser la population au problème. »

***

Valoriser les déchets urbains plutôt que les exporter

 

La Suisse exporte des quantités considérables de déchets : 70’000 tonnes par an traversent ainsi chaque année la frontière. Le contrôle des matières exportées présentant des lacunes, de nombreuses matières dangereuses finissent dans les circuits illégaux en Italie. Le groupe socialiste, par le biais d’une interpellation de Muriel Thalmann, demande au Conseil d’État de présenter un état des lieux quant à la gestion des déchets urbains en Suisse et appelle à la collaboration intercantonale.

« La République et canton de Genève a fait le pas : plutôt que de construire de nouvelles décharges pour les résidus d’incinération des déchets urbains (scories ou mâchefer), les autorités genevoises appellent à une collaboration intercantonale pour les valoriser à hauteur de 80% », constate Muriel Thalmann, auteure de l’interpellation. Et elle poursuit : « Les scories pouvant représenter un risque environnemental important, leur stockage est un enjeu important et les projets de nouvelles décharges font souvent l’objet d’oppositions de la part des futurs riverains, comme c’est le cas à Monthey et Massongex. Leur exportation ne règle pas le problème, elle ne fait que le déplacer. Nous demandons au Conseil d’État de présenter un état des lieux de la gestion des déchets urbains ainsi que sa vision d’avenir en la matière. »