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Face au cumul de graves défaillances managériales et politiques, une mise en retrait de la Conseillère d’Etat du DADN s’impose

Le Parti socialiste vaudois (PSV) a pris connaissance ce matin du rapport de la délégation des commissions de surveillance (DelSurv) du Grand Conseil. Nous saluons le travail de fond de ses membres et l’unanimité dans leurs recommandations. Il est fait état de graves et multiples défaillances à la fois managériales et politiques, au-delà encore des conclusions du rapport Studer. Les faits présentés appellent à une prise de responsabilités afin de garantir le respect des institutions et du personnel de notre canton, raison pour laquelle le PSV demande à Mme Dittli de se mettre en retrait de ses fonctions politiques et départementales jusqu’à la fin de l’enquête pénale actuellement diligentée pour abus d’autorité par le Ministère public.

A l’annonce du rapport de la DelSurv ce lundi 12 janvier, le PSV a été choqué d’apprendre l’ampleur des défaillances managériales et politiques de la Conseillère d’Etat Valérie Dittli. Le rapport, accablant, démontre une série de faits fortement étayés aux lourdes conséquences sur la crédibilité de l’Etat. 

Un cumul de défaillances scandaleuses

En particulier, le PSV relève un cumul de défaillances conséquent, qui dénote d’un certain mépris du fonctionnement de nos institutions. A titre d’exemple, le PSV met particulièrement en exergue : 

  • De multiples mandats de communication simultanés, associables à un “cabinet parallèle” et octroyés à des lobbies (ancien·nes dirigeant·es de la CVCI, Prométerre…) et au Président de l’Alliance vaudoise, payés par le contribuable ; 
  • Une gestion déficiente des conflits d’intérêt, avec des mandats douteux octroyés notamment à l’ancien responsable de Prométerre pour une expertise finalement abandonnée pour l’un, et deux mandats octroyés à l’ancien Président de la Commission foncière rurale, le même ayant retiré une plainte pénale contre Mme Dittli ; 
  • Une très grande souffrance du personnel face aux agissements managériaux inadéquats de Mme Dittli, avec un taux de renouvellement élevé de son état-major, une peur manifeste de certain·es collaborateur·trices d’être licencié·es,des demandes abusives auprès de son administration et un report de ses propres responsabilités politiques à son administration ;
  • Des mensonges manifestes de la Conseillère d’Etat, notamment sur sa demande désormais confirmée d’annulation de taxations fiscales ; 

 

Assumer ses responsabilités plutôt que de les fuir et chercher à se dérober

Les partis ont une responsabilité importante dans le choix de leurs candidat·e·s pour des postes exigeants et exposés comme le Conseil d’Etat. De ce fait, nous appelons l’Alliance vaudoise à ne pas se dérober et à tirer les conclusions qui s’imposent. 

Une remise en question est plus que nécessaire afin de revenir à une situation sereine pour les collaborateurs et collaboratrices de l’Etat de Vaud et pour le fonctionnement du Conseil d’Etat, sachant que la DelSurv met en évidence que ces problèmes demeurent.

Face au cumul des défaillances établies, couplées à l’enquête pénale en cours pour laquelle Valérie Dittli est prévenue pour abus d’autorité, le PSV appelle la Conseillère d’Etat à se mettre en retrait de ses responsabilités politiques et départementales le temps de l’enquête pénale.