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	<title>Parti Socialiste Vaudois</title>
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	<description>Pour toutes et tous, sans privilèges</description>
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		<title>Le comité unitaire NON à l’arnaque fiscale des 12% répond aux approximations des initiant-es</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 11:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier tour de passe-passe des initiant-es consiste à faire croire qu’une baisse de 12% signifie 12% de charges en moins pour chaque ménage. C’est faux. L’initiative ne touche que l’impôt cantonal. Le comité du oui passe sous silence que l’impôt sur le revenu ne baisserait dans les faits que de 5% les impôts des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://ps-vd.ch/actualites/le-comite-unitaire-non-a-larnaque-fiscale-des-12-repond-aux-approximations-des-initiant-es/">Le comité unitaire NON à l’arnaque fiscale des 12% répond aux approximations des initiant-es</a> est apparu en premier sur <a href="https://ps-vd.ch">Parti Socialiste Vaudois</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier tour de passe-passe des initiant-es consiste à faire croire qu’une baisse de 12% signifie 12% de charges en moins pour chaque ménage. C’est faux. L’initiative ne touche que l’impôt cantonal. Le comité du oui passe sous silence que l’impôt sur le revenu ne baisserait dans les faits que de 5% les impôts des ménages, une réduction fiscale de 7% étant déjà votée par le Grand Conseil en décembre 2024. En revanche, l’impôt sur la fortune qui baisserait de 12% toucherait pleinement les grandes fortunes. Plus le revenu et la fortune sont élevés, plus le gain absolu est important. Dès lors, présenter l’initiative comme la seule manière d’aider la classe moyenne relève donc davantage du slogan électoral que d’une politique responsable et ciblée du pouvoir d’achat.</p>
<p><strong>L’efficience de l’État ne consiste pas à couper 300 millions sans choisir</strong></p>
<p>Oui, l’État doit être exigeant avec l’argent public. Chaque franc doit être utile. Mais c’est précisément pour cette raison qu’il faut refuser l’initiative. Une politique d’efficience identifie les problèmes, fixe des priorités, améliore l’organisation et mesure les résultats. L’initiative fait exactement l’inverse : elle retire automatiquement 300 millions de francs de recettes chaque année, sans identifier un seul gaspillage à supprimer et sans dire quelles missions pourraient être abandonnées. Le camp du oui ne dit jamais dans quelles prestations de l’Etat il souhaite couper afin de palier la baisse d’impôts de 12%. Nous dénonçons ce manque de courage et de clarté de leur part vis-à-vis de la population vaudoise.</p>
<p><strong>Les réserves du Canton de Vaud ne sont pas sans fond, et après ? </strong></p>
<p>Les initiant-es invoquent aussi les réserves et les recettes passées du Canton. Mais une réserve est un stock, alors qu’une baisse d’impôt permanente réduit les recettes année après année. Financer durablement une diminution structurelle des revenus avec une réserve ponctuelle n’est pas une gestion prudente : c’est repousser la facture jusqu’au moment où il faudra couper davantage, s’endetter ou passer la facture aux communes.</p>
<p><strong>Le vrai coût : moins de prestations, ou la facture transférée aux ménages</strong></p>
<p>Voilà un autre paradoxe de l’initiative dont le camp du oui n’a rien dit aujourd’hui : promettre quelques francs de moins sur la facture fiscale, puis faire payer davantage pour les prestations que l’impôt finance aujourd’hui. Le pouvoir d’achat ne se mesure pas seulement au montant de l’impôt ; il dépend aussi du coût des primes, de la garde des enfants, des transports, de la formation et de l’accès à des services publics de qualité. Et cela il n’en a pas été question aujourd’hui lors de la conférence de presse des initiant-es</p>
<p><strong>Le 27 septembre, refusons une politique du chiffre sans projet</strong></p>
<p>Le Canton de Vaud doit rester exigeant sur ses dépenses. Mais l’efficience n’est pas l’austérité automatique, et la bonne gestion n’est pas l’assèchement volontaire des recettes. Une fiscalité responsable doit préserver à la fois le pouvoir d’achat, la solidité des finances publiques et les prestations qui font l’attractivité du canton.</p>
<p>Le 27 septembre 2026, pour protéger les services publics et le pouvoir d’achat réel des ménages : NON à l’initiative des 12 %.</p>
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		<title>Le Parti socialiste vaudois salue une décision claire de sa conseillère d’État Nuria Gorrite</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/le-parti-socialiste-vaudois-salue-une-decision-claire-de-sa-conseillere-detat-nuria-gorrite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 07:49:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le PSV sait qu’il pourra compter sur le plein engagement de Nuria Gorrite jusqu’au dernier jour de la législature. D’importants dossiers relevant de son département franchiront des étapes cruciales dans les prochains mois. Sur le plan législatif, on peut citer la transformation de la loi sur les routes en loi sur la mobilité, ou le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le PSV sait qu’il pourra compter sur le plein engagement de Nuria Gorrite jusqu’au dernier jour de la législature. D’importants dossiers relevant de son département franchiront des étapes cruciales dans les prochains mois. Sur le plan législatif, on peut citer la transformation de la loi sur les routes en loi sur la mobilité, ou le projet de révision de la loi sur la vie culturelle et la création artistique. En matière de politique des infrastructures, l’année à venir sera déterminante pour assurer une place suffisante aux projets romands et alémaniques dans la prochaine étape d’aménagement ferroviaire sur le plan fédéral. Il s’agira parallèlement de concrétiser l’organisation du projet de développement des métros, après le vote favorable du Grand Conseil. L’inauguration du tram Lausanne – Renens marquera quant à elle l’aboutissement d’un projet qui porte la marque de Nuria Gorrite et modifiera en profondeur les déplacements dans toute l’agglomération.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <em>Nous saluons le moment et la netteté de cette déclaration de Nuria Gorrite. Elle nous permet de préparer avec suffisamment d’avance les élections du printemps 2027. Nous en remercions notre conseillère d’Etat. Non seulement pour son bilan mais aussi car nous savons qu’elle sera au travail comme toujours, au service de la population du Canton, durant les douze mois qui nous séparent de la fin du mandat </em>» déclare Oriane Sarrasin, présidente du PSV.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le congrès du 6 juin a affirmé la volonté du PSV de présenter trois candidatures socialistes à l’élection du Conseil d’Etat. Le PSV s’inscrit dans la perspective d’obtenir avec ses alliés une majorité de gauche au service du pouvoir d’achat, des investissements dans l’avenir et de l’égalité des chances. Les candidatures seront désignées le 26 septembre prochain lors d’un congrès extraordinaire à Aubonne.</p>
<p>L’article <a href="https://ps-vd.ch/actualites/le-parti-socialiste-vaudois-salue-une-decision-claire-de-sa-conseillere-detat-nuria-gorrite/">Le Parti socialiste vaudois salue une décision claire de sa conseillère d’État Nuria Gorrite</a> est apparu en premier sur <a href="https://ps-vd.ch">Parti Socialiste Vaudois</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’initiative de l’arnaque fiscale: 300 millions de cadeaux fiscaux pour les plus riches, 300 millions de coupes pour la population</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/linitiative-de-larnaque-fiscale-300-millions-de-cadeaux-fiscaux-pour-les-plus-riches-300-millions-de-coupes-pour-la-population/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 09:44:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière le slogan trompeur d’une baisse d’impôts pour toutes et tous, l’initiative 12% organise en réalité un cadeau fiscal taillé sur mesure pour les plus riches. Son mécanisme est profondément injuste : plus on gagne, plus on possède, plus on reçoit. Les chiffres sont sans appel : sur les 100 millions de baisse de l’impôt [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://ps-vd.ch/actualites/linitiative-de-larnaque-fiscale-300-millions-de-cadeaux-fiscaux-pour-les-plus-riches-300-millions-de-coupes-pour-la-population/">L’initiative de l’arnaque fiscale: 300 millions de cadeaux fiscaux pour les plus riches, 300 millions de coupes pour la population</a> est apparu en premier sur <a href="https://ps-vd.ch">Parti Socialiste Vaudois</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse.png" alt="" width="1920" height="1080" class="alignnone size-full wp-image-7915" srcset="https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse.png 1920w, https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse-300x169.png 300w, https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse-1024x576.png 1024w, https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse-768x432.png 768w, https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse-1536x864.png 1536w, https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse-836x470.png 836w, https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/07/Copie-de-PP-12-conf-de-presse-1672x941.png 1672w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" />Derrière le slogan trompeur d’une baisse d’impôts pour toutes et tous, l’initiative 12% organise en réalité un cadeau fiscal taillé sur mesure pour les plus riches. Son mécanisme est profondément injuste : plus on gagne, plus on possède, plus on reçoit. Les chiffres sont sans appel : sur les 100 millions de baisse de l’impôt sur la fortune, 85% iraient aux 10% les plus fortunés, tandis que 70% des Vaudoises et Vaudois n’en verraient tout simplement pas la couleur. Sur l’impôt sur le revenu, le chiffre de 12% n’est pas correct, car 7% ont déjà été accordés par le Grand Conseil. Sur les 5% restants, près des trois quarts du cadeau fiscal seraient captés par le quart des contribuables les mieux payés, alors que les revenus les plus bas ne recevraient rien. Cette initiative n’est pas une mesure pour la population : c’est une opération politique au service des plus privilégiés.</p>
<p><strong>Non à la tromperie sur les ordres de grandeur</strong></p>
<p>Lancée en 2022, dans un contexte budgétaire diamétralement différent, l’initiative ne tient aucun compte de la situation actuelle du canton. Les initiant-es n’ont d’ailleurs pas pris le soin d’adapter leur argumentaire et prétendent toujours que tout va bien pour les finances vaudoises. Or depuis trois ans, l’État de Vaud présente un budget déficitaire. Dans ce contexte, priver l’État de près de 300 millions dès 2027 n’a rien d’anodin : c’est une attaque frontale contre la capacité du canton à financer les prestations publiques essentielles à la population.</p>
<p>Depuis le lancement de leur texte, les initiant-es refusent pourtant de dire clairement où ils entendent couper pour financer leur cadeau fiscal. Leur stratégie est simple : promettre une baisse d’impôts en évitant soigneusement le débat sur ses conséquences concrètes pour les services publics. Et si l’initiative était acceptée, les mesures devraient être prises immédiatement, dans l’urgence, puisque le texte entrerait en vigueur dès le 1<sup>er</sup> janvier 2027 !</p>
<p>Le débat politique ne doit pas se faire sur la base de faux-semblants. Les affirmations des initiant-es, qui continuent à se comporter comme si les finances cantonales étaient excédentaires, sont aujourd’hui totalement hors sol. Économiser 300 millions de francs n’est pas possible de manière indolore. Les initiant-es tenteront sans doute de minimiser l’impact de leur initiative en rappelant que le budget de l’État se compte en milliards. C’est une manière d’induire la population en erreur. Une perte fiscale de 300 millions de francs par année ne peut pas être absorbée sans dégâts majeurs.</p>
<p><strong>Où couper pour financer les plus riches ?</strong></p>
<p>300 millions de francs ne disparaissent pas sans conséquences. Pour économiser rapidement une telle somme, l’État de Vaud pourrait par exemple devoir :</p>
<ul>
<li>doubler tous les tarifs des transports publics : un abonnement Mobilis 2 zones pour adultes coûterait 1400.- et un billet Mobilis 2 zones passerait à 5.-</li>
<li>augmenter de 35% en moyenne les primes d’assurance-maladie à la charge des ménages, familles, retraité-es et salarié-es modestes qui reçoivent un subside</li>
<li>multiplier par 1,5 les tarifs de l’accueil préscolaire et parascolaire pour tous les parents du canton et augmenter de 5 en moyenne le nombre d’enfants par classe</li>
<li>renoncer à l’ensemble des mesures prévues contre le réchauffement climatique ou pour l’adaptation, notamment en faveur du monde agricole, des propriétaires immobiliers, du transfert des marchandises sur le rail et des rénovations d’EMS</li>
</ul>
<p>Les Vaudoises et les Vaudois savent déjà ce que signifient les coupes budgétaires. Les mesures concernant les Pôles santé de la Vallée de Joux et du Pays-d’Enhaut, qui ont occupé le débat public durant l’été 2025, n’auraient permis d’économiser respectivement que 3 millions et 4,6 millions de francs. L’ensemble des réductions prévues dans la santé régionale, en incluant Rive-Neuve et le Réseau Santé Balcon du Jura, représentait 20 millions. L’initiative 12%, elle, impose de trouver quinze fois plus !</p>
<p><strong>12% va aggraver les inégalités dans le canton de Vaud</strong></p>
<p>Cette initiative renforcerait encore les inégalités. Depuis une dizaine d’années, les revenus bas et moyens, en dessous ou autour du salaire médian de 7000.- brut par mois, stagnent en termes réels. Dans le même temps, les revenus les plus élevés progressent à nouveau beaucoup plus vite que ceux du reste des travailleuses et travailleurs. Les écarts salariaux se rouvrent, comme avant la crise financière de 2008.</p>
<p>L’initiative 12% viendrait aggraver ce mouvement. Un salarié gagnant 450&rsquo;000.- par année profiterait d’une baisse d’impôt de 5100.- par an. Une famille avec deux enfants devrait, elle, se contenter de 260.- Voilà la réalité politique de cette initiative : beaucoup pour celles et ceux qui ont déjà le plus, presque rien pour les classes moyennes et populaires, et des coupes massives pour l’ensemble de la population.</p>
<p>Le comité unitaire appelle toutes les Vaudoises et tous les Vaudois à rejeter une initiative irresponsable et dangereuse.</p>
<p><u>Les organisations membres du comité unitaire : </u></p>
<p>&nbsp;</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="214">Parti socialiste vaudois</td>
<td width="214">Syndicat de la Sûreté Vaudoise (SSV)</td>
<td width="214">Fédération des Sociétés de fonctionnaires vaudois (FSF)</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Les Vert.e.s vaudois.es.</td>
<td width="214">Alliance Care</td>
<td width="214">Société pédagogique vaudoise (SPV)</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Parti Ouvrier et Populaire (POP)</td>
<td width="214">Syndicat des services publics (SSP)</td>
<td width="214">Association citoyenne pour la défense des usagers du service public (Acidus)</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Ensemble à Gauche (EAG)</td>
<td width="214">Fédération syndicale SUD</td>
<td rowspan="2" width="214">Union Syndicale Vaudoise (USV)</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Avenir Social</td>
<td width="214">Syndicom</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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			</item>
		<item>
		<title>Le peuple vaudois instaure un salaire minimum</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/le-peuple-vaudois-instaure-un-salaire-minimum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 13:35:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous le pressentions, les résultats l’ont confirmé : la complexité du vote a conduit à un résultat ouvrant la voie à un travail de précision du contenu de ce salaire minimum. Autrement dit, la situation est la suivante : le salaire minimum est accepté. Au cadre doit désormais suivre la substance. Dès demain, les forces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous le pressentions, les résultats l’ont confirmé : la complexité du vote a conduit à un résultat ouvrant la voie à un travail de précision du contenu de ce salaire minimum. Autrement dit, la situation est la suivante : le salaire minimum est accepté. Au cadre doit désormais suivre la substance.</p>
<p>Dès demain, les forces de gauche du Parlement vaudois, réunies au sein du comité unitaire, auquel le PSV a pris toute sa part, porteront l’impératif d’adopter une loi d’application conforme à la constitution. Nous lutterons pour que ce salaire minimum soit le plus large et le plus inclusif possible, conformément au mandat populaire donné aujourd’hui.</p>
<p>Le Conseil d’État, pour respecter l’expression démocratique, doit suivre son devoir de diligence et s’assurer que le cheminement législatif aura lieu avant la votation du Parlement et des Suisses et Suissesses sur une interdiction de tels salaires minimaux pour toutes et tous. Un délai trop grand laisserait planer une possibilité que le choix des Vaudoises et des Vaudois du jour soit devancé par une nouvelle décision du Parlement fédéral.</p>
<p>Cette lutte politique nous rappelle l’importance des prochaines élections cantonales de février et mars 2027, afin d’avoir un Grand Conseil et un Conseil d’État qui puissent concrétiser les choix des Vaudoises et des Vaudois pour une amélioration de leur vie quotidienne.</p>
<p>Le PSV mettra au cœur de sa campagne, après cette première victoire, ces questions de pouvoir d’achat : baisse des loyers, allègement des primes d’assurance maladie, lutte contre la vie chère.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour une amélioration des conditions de travail et salariales des agriculteurs et des agricultrices en Suisse</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/pour-une-amelioration-des-conditions-de-travail-et-salariales-des-agriculteurs-et-des-agricultrices-en-suisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Papier de position]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ps-vd.ch/?p=7921</guid>

					<description><![CDATA[<p>Préambule L’agriculture suisse traverse une crise structurelle. Alors même qu’elle assure une partie de notre sécurité alimentaire, les personnes qui la font vivre, les paysan·ne·s, peinent à en vivre dignement. Trop souvent, si ce n’est pas toujours, leur travail est mis sous pression : par une sous-rémunération de leur production par les chaînes de distribution, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Préambule</h3>
<p>L’agriculture suisse traverse une crise structurelle. Alors même qu’elle assure une partie de notre sécurité alimentaire, les personnes qui la font vivre, les paysan·ne·s, peinent à en vivre dignement. Trop souvent, si ce n’est pas toujours, leur travail est mis sous pression : par une sous-rémunération de leur production par les chaînes de distribution, par la politique agricole fédérale qui demande des démarches administratives de plus en plus exigeantes ou encore par les exigences du marché et la concurrence déloyale internationale. Il est urgent d’agir pour garantir des conditions de travail justes et stables dans le secteur agricole. Ce papier vise donc à établir des constats comme base d’un positionnement clair du parti socialiste vaudois en faveur d’une revalorisation sociale et salariale du métier de paysan·ne.</p>
<p>Ce document s’intéresse principalement au travail agricole effectué sur les exploitations, qu’il soit réalisé par le·la chef·fe d’exploitation, le·la conjoint·e, un·e salarié·e, un·e apprenti·e, un·e saisonnier·ère ou un·e stagiaire. Bien que de nombreuses réflexions s’appliquent à l’ensemble de ces acteur·rice·s, un focus particulier est mis sur la rémunération des personnes et de leurs conjoint(e)s qui gèrent l’exploitation. Nous partons en effet du postulat qu’il est indispensable d’améliorer d’abord leurs conditions pour pouvoir ensuite envisager une amélioration globale pour tou·te·s les travailleur·euse·s agricoles (saisonnier·ère·s, ouvrier·ère·s, etc.). Cette première étape est donc primordiale. Par ailleurs, le terme “agricole” est ici entendu au sens large, incluant toutes les spécialisations du secteur : maraîchage, vitiviniculture, arboriculture, élevage, grandes cultures, etc.</p>
<p>La rédaction de ce document est le fruit de réflexions au sein de la commission agricole du PSV, qui a pu s’intéresser de près au monde agricole suisse et vaudois, en allant à la rencontre de paysan·ne·s ainsi qu’en discutant avec des expert·e·s et des représentant·e·s du domaine. D’autre part, la documentation supplémentaire qui a été consultée est citée au cours de ce document.</p>
<h3>2. Constats : une agriculture sous pression</h3>
<h5>A. Conditions de travail éprouvantes et inégalitaires</h5>
<p>Travailler sans relâche, sept jours sur sept, avec peu ou pas de repos, pour un salaire horaire moyen 17.- de l’heure selon les chiffres publiés par le Conseil Fédéral (2024), voire moins selon les productions ; c’est la réalité que vivent nos paysan·ne·s suisses. Selon le Rapport agricole 2024 (OFAG), les paysans suisses travaillent en moyenne 54 heures par semaine, tandis que les paysannes effectuent environ 36 heures par semaine sur l’exploitation, parfois avec des activités professionnelles extra-agricoles en sus. En ce qui concerne les vacances, les paysans prennent en moyenne 7 jours de congé par an, et les paysannes seulement 5 jours. En comparaison avec d’autres secteurs de l’économie, les conditions sont très exigeantes, pour ne pas dire mauvaises. Cela engage sans conteste une fatigue chronique dans le secteur agricole.</p>
<p>Ces conditions exigeantes pour le corps, le sont aussi pour l’esprit : les incertitudes liées au métier contribuent à rendre le métier éprouvant: l’inflation, les aléas climatiques, les pandémies et les conflits mondiaux frappent de plein fouet les exploitations suisses. Ces phénomènes se traduisent par une hausse des coûts de production (énergie, engrais, matériel, etc.) et une instabilité des marchés agricoles. Les aléas climatiques ou l’apparition de maladies ou de ravageurs mettent constamment la production agricole en sursis et donc également le gagne-pain du ou de la paysan·e.<br />
Le·la paysan·ne est aujourd’hui aussi un·e chef·fe d’entreprise ayant des responsabilités importantes vis-à-vis de ses employé·e·s, de ses animaux, de ses infrastructures, de l’environnement et du patrimoine familial. Ces responsabilités s&rsquo;accompagnent de normes toujours plus nombreuses à respecter et d’un contrôle administratif toujours plus fort à supporter.</p>
<p>Le tout est souvent lié à des situations complexes d&rsquo;endettement et d’investissement avec des revenus ne couvrant pas toujours les coûts de production. Dans certaines branches spécifiques (p. ex: la production de poulets), ces investissements sont étroitement liés à des entreprises agro-alimentaires qui fournissent les intrants et rachètent la production. Ces situations rendent les paysan·ne·s, sur le plan économique, complètement dépendant·e·s d’une entreprise externe, mettant à mal la liberté entrepreneuriale de l’exploitation.</p>
<p>Les conditions difficiles imposées par l’industrie, par les politiques agricoles, par l’économie ou encore par les consommateur·trice·s, n&rsquo;offrent pas une reconnaissance à la hauteur des services fournis par l’agriculture. Cela peut mener à une forme de sentiment de désarroi de la paysannerie face à une société qui s’intéresse peu à son sort.</p>
<p>Cette pression sur ces différents plans péjore la santé mentale de nos paysan·e·s. La pointe visible de cet iceberg de souffrance a fait les gros titres dans la presse : le nombre de suicide dans la profession est très élevé, mais derrières ces tragédies, combien de situations fragiles et précaires se cachent ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>A.1. La position particulière des conjoint·e·s</h5>
<p>Les exploitations agricoles de notre pays fonctionnent encore majoritairement selon un modèle d’entreprise dite familiale, à l’image des petits indépendants tels que les garages, boulangeries ou autres restaurants indépendants.</p>
<p>Les tâches nécessaires à la bonne marche de l’entreprise sont réparties entre les membres de la famille. Parmi eux, l’exploitant·e prend les décisions et assume l’ensemble des risques financiers.<br />
En agriculture, les tâches de l’exploitation sont partagées entre travaux de production, travail administratif et ménage agricole. Ce dernier, essentiel à la bonne santé de l’exploitation et de ses acteurs et actrices, est constitué de la préparation de tous les repas pour les travailleurs et travailleuses, le maintien de l’hygiène en général, l’auto-approvisionnement par le jardinage, la transformation et la conservation des produits de la ferme.</p>
<p>Dans les représentations et peut-être dans une moindre mesure, dans les faits, l’entreprise agricole reste encore très genrée en termes de répartition des tâches, avec les femmes qui s’occupent encore principalement des tâches administratives et du ménage agricole et les hommes de la production.</p>
<p>On constate pourtant que la proportion des femmes cheffes d’exploitation augmente considérablement dans la nouvelle génération (26% dans les exploitations dont le/la chef(fe) est âgé de moins de 35 ans). C’est pourquoi, dans une perspective tournée vers l’avenir, nous parlerons de la position particulière des conjoint·e·s et non seulement de celle des épouses dans l’agriculture.<br />
En 2022, l’OFAG présentait son rapport en soulignant que la rémunération des conjoint·e·s dans les exploitations agricoles avait augmenté de 31% à 55% en dix ans. C’est un progrès conséquent révélant pourtant qu’encore 45% des conjoint·e·s en activité sur une exploitation ne sont pas rémunérés individuellement, les revenus de l’exploitation étant versés dans un « même pot » familial.<br />
Pour celles et ceux qui ont une activité rémunérée à l’extérieur de l’exploitation (53% des paysannes en 2022), l’incidence sur la protection sociale des conjoint·e·s est modérée. Mais elle devient catastrophique pour les autres, puisqu’ils sont pas rémunéré·e·s individuellement, ne bénéficient pas d’une protection sociale convenable ni de plan de prévoyance.</p>
<p>Au vu de la fragilité des équilibres financiers dans une exploitation et le faible revenu/horaire du travail agricole (pour rappel, entre 14.&#8211; et 17.&#8211;/heure), on peut imaginer que le travail « de soutien » &#8211; celui qui n’est pas directement en lien avec la production &#8211; ne constitue pas la priorité. Mais, considérant son importance systémique et la masse de travail considérable qu’il représente, cette non-rémunération constitue une injustice sociale, fragilisant non seulement la situation des conjoint·e·s mais également celle de l’entreprise.</p>
<p>En effet, sans indemnité pour la perte de gain en raison de la maladie ou l’accident, ni de couverture des risques invalidité ou de décès, la position des conjoint·e·s est précaire même par beau temps. Elle risque de devenir bien plus difficile pour l’exploitation elle-même en cas de maladie ou d’invalidité dans le cas où il faudrait trouver le moyen de remplacer le ou la conjoint·e en difficulté.</p>
<p>Par ailleurs, sans rémunération sur un compte individuel, la situation des conjoint·e·s devient catastrophique en cas de divorce ou de décès/faillite de l’exploitant, puisque les conjoint·e·s réputé·e·s « sans activité lucrative » n’auront accès ni à l’assurance-chômage, ni à un compte AVS-AI en nom propre.</p>
<p>La non-rémunération des conjoint·e·s en activité sur les exploitations agricoles favorise donc une situation de fragilité et de dépendance des individus concernés, indigne du 21ème siècle.<br />
Relevons que des améliorations de la position particulière des conjoint·e·s dans l’agriculture sont en cours. Elles sont pourtant loin d’être suffisantes pour parvenir à l’égalité.</p>
<p>Depuis plusieurs années, ces considérations sont au cœur des travaux de l’USPF (Union Suisse des Paysanne et Femmes rurales). Récemment, elle a obtenu une victoire d’étape puisque, dès le 1er janvier 2027, le droit aux paiements directs sera conditionné à la fourniture de la preuve que le ou la conjoint·e actif·ve sur l’exploitation bénéficie de la perte de gain et de la couverture des risques invalidité ou décès.</p>
<p>Comme l’USPF, nous parlons ici d’une victoire d’étape puisque cette nouvelle disposition ne rend toujours pas obligatoire la rémunération du travail des conjoint·e·s sur l’exploitation.<br />
Par ailleurs, la révision du droit foncier rural, actuellement en cours de discussion au parlement fédéral concerne également la position particulière des conjoint·e·s et vise à l’améliorer. Il souhaite introduire :</p>
<ul>
<li>Un droit de préemption en faveur des conjointes et conjoints, en deuxième rang, après les descendants et avant les frères et sœurs et leurs enfants.</li>
<li>Une meilleure prise en compte des investissements en cas de remise, d’héritage ou de dissolution du mariage.</li>
<li>Une possibilité d’augmentation de la charge maximale d’endettement sans autorisation, permettant l’obtention d’un prêt pour financer les compensations financières attribuées par voie de justice au ou à la conjoint·e non-propriétaire à l’issue de la dissolution du mariage.</li>
</ul>
<h5>B. Prestations écologiques requises : de la rétribution à l’assurance-vie</h5>
<p>En Suisse, dans l’après-guerre et jusque dans les années 1990, la production agricole était fortement régulée par l’Etat avec plusieurs outils tels que des garanties de prix, l’établissement de contingents, etc. Ces interventions étaient justifiées, en 1954, en défendant qu’un paysan doit pouvoir bénéficier d’un revenu de son activité comparable à celui d’un ouvrier qualifié dans la même région. Dans les années 90, avec la fin des contingents et la libéralisation des marchés ainsi qu’avec la levée de plusieurs barrières douanières, les paiements directs ont été mis en place.</p>
<p>Ce système de rétribution mis en place par l’Etat, plus précisément par son programme des prestations écologiques requises (PER), comprenant les paiements directs (PD), a permis de soutenir la paysannerie. Lors de leur création, les PER ont été pensées comme complément du revenu paysan pour rétribuer des prestations non-comprises dans le prix de vente des produits (sécurité de l’approvisionnement, entretien du paysage, préservation de la biodiversité, bien-être des animaux, etc&#8230;), tout en compensant le niveau trop bas des prix et l’imprévisibilité des marchés.</p>
<p>Aujourd’hui ce système est devenu “l’assurance-vie” des paysan·ne·s. Représentant des parts importantes du revenu total des exploitations (Jan et al., 2024), les PD se sont donc transformés en condition sine qua non de la survie des exploitations, les rendant dépendantes et vulnérables à tout changement d’orientation de la politique agricole. Le revenu que les paysan·e·s peuvent dégager de leur activité n’est, dans la plupart des secteurs, pas assurée par leur production, mais par les rétributions de l’État, ce qui limite leur autonomie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>C. Lourdeur administrative</h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si les PER poussent vers une agriculture plus respectueuse du bien-être animal et de l’environnement, elles se transforment en enfer administratif pour les paysan·ne·s. Bien que le principe de contrôle pour rendre compte des tâches supplémentaires accomplies est cohérent et souvent accepté en vue d’une rémunération supplémentaire, la complexité croissante du système administratif en devient absurde et peu comprise : chaque nouvelle mesure est accompagnée de nouveaux formulaires ou de modifications de ceux-ci. La fréquence des changements et le degré de détails toujours plus important poussent vers une incompréhension globale du système et une sensation d’être traqué pour chaque fait et geste. L’agriculture assumant un rôle de service public auprès de la population, son financement doit être mieux garanti. Le système agricole suisse est devenu très bureaucratique et ne laisse aucun droit à l’erreur, appliquant des sanctions rapidement après chaque manquement. Le système agricole suisse est devenu très bureaucratique et ne laisse aucun droit à l’erreur, appliquant des sanctions rapidement après chaque manquement. Les paysan·ne·s doivent sans cesse justifier leurs pratiques pour accéder aux PD, en plus du temps consacré au travail pratique sur l’exploitation. Les contrôles, bien que nécessaires pour valider l’attribution des PD, sont sources de stress. Au vu de la complexité de la documentation administrative, même pour un·e chef·fe d’exploitation de bonne foi, il est quasiment impossible d’être sûr que tout est en ordre. La paysannerie vit donc constamment avec une épée de Damoclès sur la tête. Un système de prévention des erreurs les plus courantes serait bienvenu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>D. Pression sur les prix au producteur et concurrence déloyale accrue par la libéralisation du marché</h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les grandes chaînes dictent les prix, les producteur·trice·s subissent. Cette pression s’inscrit dans une logique de libéralisation croissante des marchés agricoles, dans laquelle quelques entreprises agro-alimentaires exercent un quasi-monopole sur la distribution des produits et sur la fourniture des biens de production pour l’agriculture. Leur puissance de négociation, totalement disproportionnée face à celle de nos paysan·ne·s, déséquilibre profondément les rapports de force. L’industrie impose des prix qui ne couvrent pas les coûts de production réels. Les marges s’effondrent et sont instables, ce qui a des conséquences directes sur le revenu agricole. De plus, ce phénomène rend la planification économique à moyen-long terme difficile.<br />
Les standards de production helvétiques sont souvent plus exigeants en matière sociale, écologique ou sanitaire en comparaison internationale. Les coûts de production se retrouvent aussi plus élevés, rendant l’agriculture suisse peu concurrentielle sur les marchés internationaux (OFAG, 2024). Bien qu’il existe plusieurs mécanismes de contingentement pour protéger certaines productions, l’industrie utilise cet argument pour justifier un maintien des prix bas. Cette concurrence étrangère existe et de par son taux d’auto-approvisionnement modeste, la Suisse se doit d’avoir des relations commerciales avec ses voisins pour s’approvisionner. Toutefois, mettre sur un pied d’égalité la production suisse et étrangère condamne l’agriculture suisse à subir des prix au producteur bas. Il est urgent de protéger les paysan·ne·s suisses qui souffrent de cette concurrence déloyale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>E. Manque de transparence</h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’écart important entre le prix payé par les consommateur·trice·s et la rémunération perçue par les producteur·trice·s soulève de nombreuses questions. Il est facile de constater que le prix en magasin est très souvent bien supérieur au prix payé au producteur (Demierre et al., 2023). Ce déséquilibre s’explique notamment par l’opacité dans la fixation des prix et des marges que l’industrie pratique.</p>
<p>Lors de la fixation des prix, les intermédiaires connaissent les coûts de production des producteur·trice·s, mais pas l’inverse. L’industrie communique peu ses marges ou ses coûts de production alors que les coûts détaillés de la production agricole sont connus et publiés. Cette asymétrie de l’information empêche non seulement tout contrôle démocratique, mais cache la situation à la population, qui paie ses consommations sans savoir à qui elle donne son argent et sans en avoir vraiment le choix. Cette situation donne naturellement un levier considérable à l’industrie pour négocier des prix en sa faveur.</p>
<p>De plus, en connaissant les rétributions de l’Etat et les coûts de production des paysan·ne·s, l’industrie intègre les PD dans ses calculs de prix. Plus précisément, cela permet à l’industrie, forte de sa position dominante (oligopoles, manque de transparence, double casquette des représentant-e-s, etc…), de proposer des prix plus bas, ne couvrant plus les coûts de production car “l’Etat complétera”. Cette situation permet légitimement de penser que les rétributions de l’Etat sont détournées, au moins partiellement, de leur objectif initial et se transforment en subventions pour l’industrie. Ainsi, bien souvent, la charge de la responsabilité pour la survie économique des exploitations se déplace de l’industrie à l’Etat, ce qui met ce dernier sous pression pour assurer le revenu et la survie des exploitations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>F. Perte d’attractivité et relève incertaine</h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les conditions de travail précaires, les revenus insuffisants et les multiples pressions structurelles rendent le métier de paysan·ne·s de moins en moins attractif. Les conséquences sont profondes : le nombre d’exploitations agricoles en Suisse ne cesse de diminuer, révélant qu’un nombre croissant de fermes lutte simplement pour sa survie. En 2024, 47 075 exploitations agricoles ont été décomptées (Technique agricole suisse, 2025), contre 47&rsquo;719 en 2023 et 48&rsquo;344 en 2022 (OFAG, 2024). En 2000, on comptait 70&rsquo;537 exploitations (OFAG, 2020), soit une baisse de plus de 30% sur les 25 dernières années.</p>
<p>Les paysan·ne·s crient régulièrement publiquement leur colère lors de révoltes paysannes. Comme souligné dans un témoignage d’un reportage de la RTS sur les révoltes en 2024 (préambule du reportage : colère des paysans : peut-on encore vivre de l’agriculture en Suisse ?, octobre 2024) : “L’agriculture, pour moi, c’est un rêve de gosse, mais c’est un rêve de gosse qui se transforme avec le temps en cauchemar. J’ai quatre enfants… Mon souhait est qu’aucun d’eux n’aient envie de reprendre mon exploitation.” Ce témoignage illustrant les statistiques ci-dessus pose la question de la relève et de l’avenir de l’agriculture.</p>
<p>Le constat est sans appel : avec la situation décrite dans les chapitres ci-dessus, beaucoup d’exploitations suisses ne peuvent pas survivre. Le schéma traditionnel de la famille paysanne avec une ferme qui se transmet de génération en génération disparaît petit à petit, alors même que ce type de transmission est privilégié par le droit foncier rural. Même dans ce cadre-là, la reprise est souvent complexe, synonyme, entre autres, d’investissements importants pour la descendance. Les barrières à la reprise intra-familiale s’additionnent et en découragent plus d’un.</p>
<h3>3. Revendications et position du PSV face à la crise vécue par le secteur de l’agriculture</h3>
<p>L’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs et travailleuses de notre pays a toujours été au centre des préoccupations du parti socialiste. Les paysan·ne·s, tout comme la classe ouvrière, font face à des pressions économiques qui fragilisent leur quotidien et leur autonomie. Bien que les contextes soient différents, les enjeux sont proches : Garantir un revenu décent et des conditions de travail correctes, encourager la reconnaissance de ces domaines professionnels, favoriser l’égalité entre femmes et hommes, finalement permettre à chacun de trouver une place qu’il juge digne dans notre société. C’est pour ces raisons que le PSV s’engage aujourd’hui pour le soutien de la paysannerie suisse, car cela s’inscrit pleinement dans son combat historique pour la justice sociale et la dignité de tou·te·s les travailleur·euse·s.</p>
<p>Toutefois, le PSV est conscient que les différents problèmes liés à l’agriculture sont complexes, nombreux et interdépendants. Il est conscient que chaque filière rencontre des problématiques spécifiques. Même si certaines filières se portent mieux que d’autres, il est possible de mettre en évidence de nombreux problèmes communs, comme nous l’avons fait dans les constats ci-dessus.<br />
A ce stade, le parti socialiste vaudois se positionne comme un acteur qui peut agir sur ces thématiques et souhaite travailler en partenariat avec les différentes parties prenantes et plus particulièrement avec le monde paysan. Le PSV soutient les nouvelles mesures prises qui permettent une amélioration des conditions des paysan·ne·s, comme par exemple la création de fonds par le canton de Vaud alloués lors d’une situation difficile sur l’exploitation (événements climatiques, ravageurs, maladies, etc.) ou alloués lorsque les paysan·ne·s doivent s’absenter pour diverses raisons (maternité, paternité, accident, maladie, etc.).</p>
<p>Le PSV souhaite une politique agricole qui pose les conditions-cadre, mais qui laisse une marge de manœuvre aux paysan·ne·s pour atteindre les objectifs que la société leur fixe. Dans ce sens, il propose déjà les revendications suivantes synthétisées sur deux axes principaux :</p>
<h5>a) Revalorisation des salaires et des revenus agricoles</h5>
<p>Le problème du “prix au producteur” est central. En effet, que la production soit rémunérée à un prix “juste” est un des meilleurs moyens de rendre au monde agricole une reconnaissance “juste” pour son travail. La juste rétribution favorisera également la possibilité de rémunérer chacun·e pour son travail sur l’exploitation.</p>
<p>Plus précisément, si le revenu de la production agricole couvre ses coûts de production, les paiements directs redeviendraient des mesures d’encouragement accessoires dans le revenu des paysan·ne·s. Ce qui les rendrait moins dépendant·e·s d’une rétribution étatique massive (environ 2,8 milliards par année selon un rapport de la confédération suisse, 2023).<br />
L’objectif principal de ce premier axe est une meilleure répartition des bénéfices au sein des filières avec, à la fin, un prix équitable garanti pour les producteur·trice·s.</p>
<p>Les consommateur·trice·s ont aussi un rôle à jouer. Par le choix de leur alimentation, ils et elles peuvent soutenir une paysannerie rémunérée correctement, en favorisant des systèmes de distribution garantissant des revenus justes aux exploitations. Cela nécessite probablement aussi une forme de sensibilisation de la population pour revaloriser la consommation de produits locaux, de saison, équitables et qualitatifs.</p>
<h5>b) Réforme de la politique agricole</h5>
<p>Une refonte du système de rétribution de l’Etat est nécessaire et il est important qu’elle ait lieu en parallèle de réformes structurelles dans les filières. L’objectif central étant de redonner à la paysannerie le sentiment de produire une alimentation abondante et de qualité tout en étant reconnue et justement payée pour cela. La politique agricole est essentielle pour garantir une véritable souveraineté alimentaire, afin d’assurer un approvisionnement durable en denrées agricoles dans notre pays.</p>
<p>De plus, il est nécessaire que les rétributions retrouvent leur objectif initial, c’est-à-dire rétribuer les externalités positives de l’agriculture (sécurité de l’approvisionnement, bénéfices environnementaux, bien-être animal, etc.), comme le stipule la Constitution.</p>
<p>Le retour à une politique de conventionnement de la production, qui mettrait en regard une certaine quantité de denrées avec des prix de reprise garantis, doit être étudiée. Ce système peut coexister avec une partie de la production se négociant sur le marché libre. Il implique d’accepter des interventions dans le comportement d’achat des distributeur·trice·s et une transparence sur les marges.</p>
<p>Dans ce sens, le PSV soutient le développement d’une politique alimentaire, comprenant une stratégie nationale sur l’alimentation. Cette dernière favoriserait un travail commun entre les différent·e·s acteurs·trices de la production à la consommation, afin de garantir une paysannerie forte et une alimentation saine et abondante pour la population.</p>
<h3>4. Nos engagements politiques</h3>
<p>Le parti socialiste vaudois a pleinement conscience que l’agriculture est en relation étroite avec la nature qui l’entoure. Si les conditions cadres actuelles permettent de limiter certains impacts sur l’environnement, il est clair qu’il est de la responsabilité et dans l’intérêt de l’agriculture de protéger les ressources nécessaires à la production agricole et à la santé des habitant·e·s (sol, eau, biodiversité, etc…). Néanmoins pour que les professionnel·le·s de l’agriculture aient une marge de manœuvre suffisante pour préserver ces ressources tout en assurant une production abondante, ils et elles ont besoin d’évoluer dans un contexte économique favorable. L’amélioration des conditions cadres de l’agriculture, que soutient le PSV par les différentes mesures proposées ci-dessous, doit permettre une vision à plus long terme de celle-ci. L’agriculteur ou l’agricultrice doit avoir la possibilité (économiquement parlant) de choisir le mode de production le plus adapté à ses conditions pédoclimatiques spécifiques et ceci avec une vision à long terme. Cette vision à long terme doit assurer une production agricole pérenne, en préservant les services écosystémiques de la nature qui nous entoure.</p>
<p>La question de la protection de l’environnement ne peut être traitée qu’en présence d’une paysannerie forte et rémunérée correctement par sa production agricole, et, bien sûr, en dialogue avec les premier·ère·s concerné·e·s.</p>
<p>Le Parti socialiste vaudois s’engage à défendre les revendications ci-dessous au Parlement fédéral, dans les cantons et dans les communes :</p>
<p><strong>Pour le domaine des industries et des filières</strong> :</p>
<ul>
<li>En exigeant que l’agro-industrie paie un prix couvrant les coûts de production (qui comprend un salaire correct pour les paysan·ne·s).</li>
<li>En soutenant la création d’un observatoire fédéral (notamment des prix et des marges) pour lutter contre l’asymétrie de l’information. À terme, cette mesure pourrait conduire vers l’instauration d’un prix plancher couvrant les coûts de production (qui comprend un salaire correct pour les paysan·ne·s).</li>
<li>En luttant globalement contre les abus de pouvoir de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution, notamment en encadrant les contrats d’exclusivité qui rendent les producteurs dépendants d’un seul acheteur.</li>
<li>En soutenant les alternatives ou les autres systèmes de distribution voulant rétribuer correctement les produits locaux.</li>
<li>En gardant la production agricole en dehors des accords de libre-échange, accords qui fragiliseraient l’agriculture suisse au profit d’importations à bas coûts.</li>
<li>En soutenant une politique commerciale mesurée qui complète l’approvisionnement alimentaire du pays, sans abandonner la production suisse à une concurrence internationale déloyale. Des outils doivent être maintenus pour protéger la production agricole suisse.</li>
<li>En soutenant les associations professionnelles et les associations des consommateur·trice·s pour faire pression sur les intermédiaires en exigeant notamment plus de transparence et une rémunération équitable.</li>
</ul>
<p><strong>Pour l’adaptation des politiques agricoles actuelles</strong> :</p>
<ul>
<li>En visant un système de paiements directs (PD) qui rétribue non plus uniquement à la superficie des terres ou aux nombres d’animaux comme c’est le cas actuellement, mais aussi en fonction des emplois agricoles, en accordant une partie des PD à de l’unité de main-d&rsquo;œuvre standard (UMOS).</li>
<li>En plaçant la confiance comme une des valeurs centrales, il s’agit de simplifier les démarches administratives en limitant les redondances – chaque donnée ne devrait être saisie qu’une seule fois.</li>
<li>En améliorant le système de prévention des erreurs afin de rendre le système administratif plus humain et évaluer les erreurs au cas par cas pour essayer de comprendre leurs causes.</li>
<li>En coordonnant mieux les contrôles publics et privés.</li>
<li>En soutenant des rétributions permettant de maintenir une agriculture diversifiée, adaptée aux spécificités régionales.</li>
<li>En encourageant spécifiquement les exploitations offrant de bonnes conditions de travail pour les employé·e·s, y compris pour les conjoint·e·s travaillant sur l’exploitation.</li>
<li>En renforçant la lutte contre le travail au noir dans le domaine.</li>
</ul>
<p><strong>Pour le développement des futures politiques agricoles</strong> :</p>
<ul>
<li>En agissant pour que les employé·e·s agricoles, les chef·e·s d’exploitation et leur famille vivent dignement de leur travail (y.c. salaire, assurances, prévoyances etc.).</li>
<li>En développant des propositions de politiques alimentaires englobant toute la filière d’approvisionnement : production, transformation, distribution, consommation et les aspects liés à la santé.</li>
<li>En soutenant la recherche agronomique afin que celle-ci fournisse à la pratique les outils et les connaissances nécessaires pour appréhender les défis à venir de l’agriculture.</li>
<li>En soutenant l’accès à un service de conseils, d’aide et de soutien compétent, y compris sur les nouvelles technologies.</li>
<li>En sensibilisant les consommateur·trice·s sur l’origine, la qualité et le prix des aliments.</li>
<li>En soutenant la relève, par exemple en offrant des conditions attrayantes de reprise mais aussi en encourageant la création de nouvelles fermes et en adaptant les conditions d’accès à la terre.</li>
<li>En offrant un système qui permet une planification à plus long terme pour les exploitations.</li>
</ul>
<h3>5. Conclusion</h3>
<p>L’agriculture suisse traverse une crise structurelle profonde et a besoin de réformes importantes. Elle doit cesser d’être un domaine de survie pour redevenir un vecteur de dignité, de justice, de reconnaissance et de prospérité. Le PSV se bat pour une Suisse où les personnes qui nous nourrissent puissent vivre dignement de leur travail : justement rémunérées, reconnues et respectées. Le PSV s’engage à défendre des mesures qui visent à redonner une réelle place et un réel pouvoir à la paysannerie de notre pays.</p>
<p>Nous pensons qu’il est temps de prendre des mesures concrètes, en collaboration avec les différentes parties prenantes et en premier lieu avec les paysan·ne·s, pour que leurs conditions soient améliorées et c’est dans ce sens que ce papier de position a été rédigé. Le présent document est amené à être un point de départ pour des discussions avec tous les acteur·trice·s du système.<br />
Pour assurer sa survie, la paysannerie doit bénéficier d’une véritable reconnaissance de la part de chaque habitant·e de notre pays. Il ne s’agit pas seulement de valoriser une profession, mais de reconnaître pleinement le rôle essentiel que jouent les paysan·ne·s : responsables d’un équilibre fragile entre la nature et notre société, ils et elles produisent notre alimentation, entretiennent nos paysages et préservent nos ressources naturelles.</p>
<p>Avoir accès à une alimentation abondante, saine et durable est un droit fondamental qui concerne chacune et chacun d’entre nous. Pour garantir ce droit, il est indispensable de soutenir une paysannerie forte, reconnue et résiliente. Il est donc de notre devoir d’agir dès maintenant !</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><a href="https://ps-vd.ch/wp-content/uploads/2026/06/position_agriculture_2026_Version-definitive.pdf">Télécharger le document en format PDF</a></p>
<p><em>Bibliographie</em>:</p>
<ul>
<li>Confédération suisse. (2023). 30 ans de paiements directs &#8211; succès et défis. page consultée le 06.05.2025, https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=98755</li>
<li>Conseil fédéral. (2024). Rapport sur le revenu des familles paysannes adopté par le Conseil fédéral. Page consultée le 10.06.2025, https://www.news.admin.ch/fr/nsb?id=100256</li>
<li>Demierre V., Migy R., Fivaz R., Linda Bourget L. (2023). Les marges spectaculaires des grands distributeurs Coop et Migros. RTS, publié le 12.10.2023. Page consultée le 01.09.2025, https://www.rts.ch/info/economie/14379498-les-marges-spectaculaires-des-grands-distributeurs-coop-et-migros.html</li>
<li>Jan P., Schmied D, Renner S. Schiltknecht P., Hoop D., Dieterle M. (2024). Évolution économique de l’agriculture suisse en 2023 &#8211; Dépouillement centralisé des données comptables, échantillon sur la situation des revenus. Agroscope, Ettenhausen.</li>
<li>Moser R., Saner K. (2022). Les femmes dans l’agriculture &#8211; Rapport sur l’étude 2022. Agridea, Lindau</li>
<li>Office fédéral de l’agriculture (OFAG). (2020). Rapport Agricole 2020. Page consultée le 08.05.2025, https://2020.agrarbericht.ch/fr/exploitation/structures/exploitation</li>
<li>Office fédéral de l’agriculture (OFAG). (2024). Rapport Agricole 2024. Pages consultées entre mai et septembre 2025, https://www.agrarbericht.ch/fr</li>
<li>RTS. (octobre 2024). Colère des paysans : peut-on encore vivre de l’agriculture en Suisse ?. Reportage visionné le 03.05.2025, https://www.youtube.com/watch?v=pM_giWjtR1o</li>
<li>Technique agricole suisse. (2025). Changement structurel : toujours moins d’exploitations en 2024. Page consultée le 10.06.2025, https://www.agrartechnik.ch/fr/periodique/technique-agricole/dernieres-actualites/article/strukturwandel-2024-erneut-weniger-betriebe/#:~:text=La%20mutation%20structurelle%20de%20l&rsquo;agriculture%20suisse%20se,de%20l&rsquo;Office%20f%C3%A9d%C3%A9ral%20de%20la%20statistique%20(OFS)</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://ps-vd.ch/actualites/pour-une-amelioration-des-conditions-de-travail-et-salariales-des-agriculteurs-et-des-agricultrices-en-suisse/">Pour une amélioration des conditions de travail et salariales des agriculteurs et des agricultrices en Suisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://ps-vd.ch">Parti Socialiste Vaudois</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un nouveau trio à la présidence du Parti socialiste vaudois</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/un-nouveau-trio-a-la-presidence-du-parti-socialiste-vaudois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 12:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ps-vd.ch/?p=7861</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les membres du PSV ont désigné ce samedi 6 juin Oriane Sarrasin pour succéder à Romain Pilloud. Agée de 44 ans, Oriane Sarrasin est engagée depuis 2009 dans le parti, qu’elle représente comme députée au Grand Conseil depuis 2022 et comme conseillère communale à Crissier depuis 2016. Investie pour des services publics forts et fonctionnels [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://ps-vd.ch/actualites/un-nouveau-trio-a-la-presidence-du-parti-socialiste-vaudois/">Un nouveau trio à la présidence du Parti socialiste vaudois</a> est apparu en premier sur <a href="https://ps-vd.ch">Parti Socialiste Vaudois</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les membres du PSV ont désigné ce samedi 6 juin Oriane Sarrasin pour succéder à Romain Pilloud. Agée de 44 ans, Oriane Sarrasin est engagée depuis 2009 dans le parti, qu’elle représente comme députée au Grand Conseil depuis 2022 et comme conseillère communale à Crissier depuis 2016. Investie pour des services publics forts et fonctionnels au service de la population, l’élue de l’Ouest lausannois sera entourée de deux profils complémentaires à la vice-présidence : Ludivine Barthelemy, membre sortante du Comité Directeur et conseillère communale élue à Vully-les-Lacs, et Benoît Gaillard, conseiller national.</p>
<p>Le Congrès a pris congé de la Présidence sortante : Romain Pilloud, Thanh-My Tran-Nhu, Virginie Pilault, Alexandre Démétriadès et Robert Tye. Durant le mandat de celle-ci, le PSV a réalisé un score historique (+4,9% et 6 sièges au Conseil national) aux élections fédérales d’octobre de 2023 en mettant en valeur les thématiques concrètes touchant au quotidien des Vaudois-es, notamment le pouvoir d’achat et le logement. Les élections communales ont permis une légère progression dans les conseils communaux et un renouvellement générationnel sans précédent dans les municipalités. Le Parti s’est engagé fortement dans le lancement de deux initiatives cantonales pour un salaire minimum (soumis en votations le 14 juin) ainsi qu’une initiative pour protéger les droits des locataires, toujours pendante devant la Cour constitutionnelle. Dans la rue comme au Parlement, le PSV a fait preuve d’une grande force de proposition pour préserver le service public.</p>
<p>La nouvelle direction du Parti sera notamment chargée de mener les campagnes pour les élections cantonales et fédérales 2027, dans un contexte dans lequel le pouvoir d’achat n’a fait que s’affaiblir sous majorité de droite. Dans une volonté affirmée de reconquérir la majorité au gouvernement vaudois, le Congrès a validé la stratégie pour l’élection générale au Conseil d’Etat de 2027 : notre parti présentera trois candidatures, qui seront désignées lors du Congrès extraordinaire du 26 septembre prochain.</p>
<p><em>« Le Parti socialiste est là pour la grande majorité de la population, celle qui a besoin de travailler pour vivre, quel que soit son revenu. Notre objectif est que toutes et tous paient leur juste part en fonction, pour financer un service public fort au service de la population et de la cohésion des régions. Le bilan de la majorité de droite est désastreux, il n’a amené que de la défiance et des détériorations des services publics, sans aucun soutien réel au pouvoir d’achat ! ».</em></p>
<p>Oriane Sarrasin</p>
<p>Le Comité Directeur a également été renouvelé, avec cette année une claire majorité féminine. La liste des élu-es se trouve en fin de communiqué.</p>
<p><strong>Recommandations de vote pour le 27 septembre 2026</strong></p>
<p>Le PSV appelle à rejeter les initiatives fédérales « <em>Sauvegarder la neutralité suisse</em> » (initiative sur la neutralité) ainsi que « <em>Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la protection indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre</em> » (initiative sur l’alimentation) lors du scrutin du 27 septembre prochain. Le parti sera aussi fortement engagé contre l’initiative cantonale « <em>12 % – Baisse d’impôts pour tous</em> » qui serait une catastrophe pour le financement des prestations essentielles à la population vaudoise.</p>
<p>15 Membres élu-es du Comité Directeur :</p>
<p>&nbsp;</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="214">Eloïse Eperon</td>
<td width="214">Tasha Rumley</td>
<td width="214">Nicolas Schnorhk</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Daniel Barbezat</td>
<td width="214">Laurie Willommet</td>
<td width="214">Séverine Graff</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Eric Fatio</td>
<td width="214">Sonya Butera</td>
<td width="214">Mireille Aubert</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Laura Macchia</td>
<td width="214">Claudio Solazzo</td>
<td width="214">Taulant Bruti</td>
</tr>
<tr>
<td width="214">Julia Macheret</td>
<td width="214">Fatima El Hakmaoui</td>
<td width="214">Preeti Damon</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<item>
		<title>Bouclier fiscal : 2 bénéficiaires du bouclier fiscal sur 3 n’auraient pas dû en profiter</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/bouclier-fiscal-2-beneficiaires-du-bouclier-fiscal-sur-3-nauraient-pas-du-en-profiter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 16:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parti socialiste vaudois (PSV) prend note de ces montants et souligne leur importance dans un contexte d’austérité budgétaire. Il regrette que l’application illégale du bouclier fiscale n’ait pas été corrigée plus tôt, cela d’autant plus que l’augmentation des pertes étant plus importantes chaque année. « L’ampleur des contribuables au bénéfice du bouclier fiscal alors qu’ils [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Parti socialiste vaudois (PSV) prend note de ces montants et souligne leur importance dans un contexte d’austérité budgétaire. Il regrette que l’application illégale du bouclier fiscale n’ait pas été corrigée plus tôt, cela d’autant plus que l’augmentation des pertes étant plus importantes chaque année.</p>
<p>« L’ampleur des contribuables au bénéfice du bouclier fiscal alors qu’ils n’y avaient pas droit est inadmissible pour la majorité des Vaudoises et Vaudois. C’est une inéquité de traitement crasse en faveur des plus riches contribuables de ce Canton » détaille Sébastien Cala, Chef du groupe socialiste au Grand Conseil vaudois.</p>
<p>Si le PSV salue l’effort de transparence du Conseil d’État, notamment en autorisant la publication des audits de la DGF, il s’interroge sur les responsabilités politiques de la mauvaise application du bouclier fiscal. Il réaffirme par ailleurs sa consternation face au refus par le PLR et l’UDC d’une Commission d’enquête parlementaire, qui aurait permis d’établir les responsabilités de chacune et chacun.</p>
<p>« Il est impératif de retrouver la confiance des contribuables en faisant toute la lumière sur ce qui a permis qu’une telle situation perdure aussi longtemps. Nous verrons si le Ministère public estime qu’il y a matière à ouvrir une procédure pénale. » affirme Alexandre Démétriadès, Vice-Président du PSV.</p>
<p>Le PSV relève également, comme cela a déjà été démontré, que la volonté de Madame la Conseillère d’État Dittli de revenir en 2022 au système de taxation de 2009-2021 alors que l’application du bouclier fiscal était enfin correcte, démontre une volonté de privilégier les plus riches contribuables du canton, au détriment de toutes et tous.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Jusqu’à 25 ans : les socialistes romands veulent étendre le congé prévu pour les parents d’enfants malades</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/jusqua-25-ans-les-socialistes-romands-veulent-etendre-le-conge-prevu-pour-les-parents-denfants-malades/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 13:49:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la suite du drame de Crans-Montana, la députée vaudoise Séverine Graff dépose aujourd’hui au Grand Conseil vaudois une initiative parlementaire intercantonale ainsi qu’un postulat visant à étendre le congé de prise en charge des jeunes adultes, jusqu’à la fin de l’obligation d’entretien, lorsque ceux-ci sont gravement atteints dans leur santé. Grégoire Kubski du PS [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À la suite du drame de Crans-Montana, la députée vaudoise Séverine Graff dépose aujourd’hui au Grand Conseil vaudois une initiative parlementaire intercantonale ainsi qu’un postulat visant à étendre le congé de prise en charge des jeunes adultes, jusqu’à la fin de l’obligation d’entretien, lorsque ceux-ci sont gravement atteints dans leur santé. Grégoire Kubski du PS Fribourg, Sylvain Thévoz du PS genevois, Maurane Riesen du PS bernois et Gaelle Frossard du PS Jura ont déjà déposé ou déposeront prochainement des textes dans leurs parlements respectifs traitant du même sujet.</p>
<p>Depuis le 1er juillet 2021, l’art. 329i du Code des obligations prévoit un congé de 14 semaines pour les parents d’un enfant mineur gravement malade ou victime d’un accident. Ce congé, fractionnable entre les parents et indemnisé à hauteur de 80 %, constitue un soutien essentiel pour les familles confrontées à des situations dramatiques. Cependant, ce droit s’éteint automatiquement à la majorité de l’enfant, même lorsque celui-ci demeure entièrement dépendant de ses parents en raison d’une maladie grave ou d’un accident.</p>
<p>De nombreuses familles se retrouvent ainsi sans protection contre le licenciement et sans indemnités perte de gain, alors même que l’obligation d’entretien peut se prolonger jusqu’à 25 ans. Les événements survenus à Crans-Montana ont mis en lumière cette lacune : plusieurs parents ont dû rester au chevet de leur enfant majeur. Le rapport du 25 février 2026 sur les prestations prévues à la suite de ce drame souligne clairement ces limites structurelles, puisque rien n’est proposé pour les parents des enfants majeurs.</p>
<p>L’initiative déposée demande au Conseil d’État vaudois d’exercer son droit d’initiative cantonale auprès de l’Assemblée fédérale afin de proposer une modification de la Loi sur les allocations pour perte de gain (LAPG, RS 834.1) ainsi que du Code des obligations (CO, RS 220).  Pour adapter l’allocation et le droit au congé de 14 semaines pour les parents qui prennent en charge un enfant gravement atteint dans sa santé en raison d’une maladie ou d’un accident. Non seulement pour les enfants mineurs, mais aussi pour les enfants jusqu’à l’âge de 25 ans.</p>
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		<title>Menaces sur la qualité des prestations et l’organisation de l’Etat</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/menaces-sur-la-qualite-des-prestations-et-lorganisation-de-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 10:50:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la décision de retirer les finances à la Conseillère d’Etat Valérie Dittli s’est avérée nécessaire, force est de constater que le subséquent remaniement départemental freine l’avancée de certains grands dossiers. En parallèle, de nombreuses réorganisations sont envisagées ou opérées au sein de directions et de services, en engageant parfois des moyens disproportionnés et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la décision de retirer les finances à la Conseillère d’Etat Valérie Dittli s’est avérée nécessaire, force est de constater que le subséquent remaniement départemental freine l’avancée de certains grands dossiers. En parallèle, de nombreuses réorganisations sont envisagées ou opérées au sein de directions et de services, en engageant parfois des moyens disproportionnés et sans qu’un suivi adéquat soit toujours mené. Ainsi, outre la Direction générale des finances, la Direction générale du territoire et du logement, la Direction générale de la santé, et la Direction générale de l’agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires ont entre autres vécus ou sont amenées à vivre des changements importants.</p>
<p>En anticipation du budget 2026 déficitaire, de nombreux secteurs avec des besoins avérés en personnel ne peuvent plus engager. Cette situation inacceptable précarise l’accès à des prestations nécessaires à la population vaudoise, en particulier pour la classe moyenne et les plus précaires. Par exemple, le délai pour obtenir les subsides à l’assurance maladie (LaMal) s’allonge, ce qui entraine une hausse des sollicitations au Bureau cantonal de médiation administrative et probablement des difficultés concrètes pour les personnes concernées. Faute de moyens humains supplémentaires, ce dernier a dû restreindre ses activités, ouvertes à toute la population. Ceci est d’autant plus inquiétant du fait du délai de carence de six mois pour les remplacements de postes décidé unilatéralement par le Conseil d’État en décembre 2025, dont les effets ne seront pleinement visiblement qu’à fin 2026.</p>
<p>Le rapport CoGes met en exergue plusieurs situations qui questionnement en termes d’économicité. Ainsi, la CoGes relève une fois de plus des lacunes de communication et de coordination entre la Direction générale des immeubles et du patrimoine et les départements utilisateurs. Tout comme l’année précédente, le chantier de la prison de la Tuilière &#8211; qui a entraînée et entraînera des demandes de crédits complémentaires &#8211; est en particulier pointé du doigt. Le PSV désapprouve également que des fonds provenant des contribuables soient mobilisés pour empêcher la publication d’un document d’intérêt public telle que l’ordonnance de classement à la suite du retrait de la plainte du président sortant de la CFR1 visant la Conseillère d’Etat Valérie Dittli.</p>
<p>Ce rapport de la CoGest confirme aussi des craintes évoquées depuis toujours par le PSV; les mesures d’austérité ont des conséquences réelles sur le quotidien des services et des gens, et risque de pousser vers davantage de précarisation et d’affaiblissement du service public. Une baisse d’impôt supplémentaire aurait indéniablement pour conséquence d’aggraver une situation déjà tendue.</p>
<p>Le PSV appelle le Conseil d’État à se concentrer sur la priorité de l’État, qui doit avant tout rester le maintien et le développement de prestations publiques. De plus, il espère qu’à l’avenir la répartition départementale des départements sera plus harmonieuse, dans l’intérêt de la population.</p>
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		<item>
		<title>Le comité unitaire lance la campagne pour un vrai salaire minimum cantonal le 14 juin</title>
		<link>https://ps-vd.ch/actualites/le-comite-unitaire-lance-la-campagne-pour-un-vrai-salaire-minimum-cantonal-le-14-juin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[administration]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:53:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de Presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réuni pour une conférence de presse ce jour, le comité unitaire lance la campagne pour un vrai salaire minimum cantonal en appelant la population à voter 2xOUI aux initiatives populaires pour un salaire minimum cantonal et NON au contre-projet. Contexte économique, social et politique en faveur du salaire minimum Alors que les primes-maladie, les loyers, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Réuni pour une conférence de presse ce jour, le comité unitaire lance la campagne pour un vrai salaire minimum cantonal en appelant la population à voter 2xOUI aux initiatives populaires pour un salaire minimum cantonal et NON au contre-projet.</p>
<p><strong>Contexte économique, social et politique en faveur du salaire minimum</strong></p>
<p>Alors que les primes-maladie, les loyers, le prix des transports dont l’essence ne cessent de prendre l’ascenseur, il y a une urgence sociale à garantir à chacun-e de pouvoir vivre dignement de son travail. 10% de la population active vaudoise vit avec un bas salaire, entre 5 et 7% de la population bénéficierait directement du salaire minimum cantonal. Les études scientifiques effectuées à Genève et l’analyse du chômage à Neuchâtel montrent les effets économiques positifs de ce nouvel outil. Pour Samuel Bendahan, conseiller national et économiste, <em>« il y a aussi une urgence politique à voter sur les initiatives alors que la motion Ettlin veut faire primer les conventions collectives étendues sur les salaires minimaux cantonaux »</em> : la commission des Etats sur la motion Ettlin propose en l’état une clause assurant les droits acquis aux cantons ayant déjà introduit un salaire minimum. Vaud pourrait en bénéficier comme ses voisins pour autant qu’il vote en faveur des initiatives.</p>
<p><strong>Oui à l’initiative constitutionnelle pour ancrer un droit</strong></p>
<p>Le comité unitaire appelle à voter pour l’initiative constitutionnelle qui ancre le principe et le rôle de politique sociale du salaire minimum dans la Constitution vaudoise. Cela assure la pérennité du salaire minimum, son caractère couvrant et sa sécurité juridique contre tout recours à la Cour constitutionnelle. Vaud s’alignerait ainsi sur les cantons avec salaire minimum qui disposent tous déjà des bases constitutionnelles adaptées (GE, NE, JU, TI, BS).</p>
<p><strong>Oui à l’initiative législative pour fixer un salaire digne</strong></p>
<p>Le comité unitaire appelle à voter pour l’initiative législative qui définit le montant précis du salaire minimum (23 CHF au coût de la vie de 2023) et son indexation en fonction de l’indice suisse des prix à la consommation (CHF 23.58 en 2026 arrondi à 23.60). Son champ d’application est large et non discriminatoire, il s’étend aux CCT et CTT, comme à Genève et Neuchâtel ; cette couverture large est une garantie que ce salaire minimum soit connu et respecté. Pour Arnaud Bouverat, secrétaire régional du syndicat Unia et co-président du comité, <em>« ce salaire minimum responsabilise les partenaires sociaux non seulement dans les négociations pour garantir un salaire adapté au coût de la vie vaudois mais aussi dans l’application en participant à son contrôle</em> ». Des exceptions et dérogations limitées sont prévues pour des secteurs spécifiques (agriculture) ou pour des formes de contrats très spécifiques (apprentissage, réinsertion, stage certifiant, mineurs).</p>
<p><strong>Non à un contre-projet vide, trompeur et discriminatoire</strong></p>
<p>Le comité unitaire appelle à rejeter le contre-projet car il vide le salaire minimum de sa substance et le réduit à peau de chagrin. Il comprend des failles importantes ; pour Gabriella Lima, co-présidente du comité et membre d’Ensemble à Gauche, au final, <em>« très peu de travailleurs et de travailleuses en bénéficieraient, c’est un salaire minimum qui exclut et précarise, pas un salaire minimum qui protège »</em>. Premièrement, son montant de base n’est pas référencé à une année particulière et il ne dispose pas de dispositif transparent d’indexation. Deuxièmement, le contre-projet exclut des bénéficiaires les salarié-e-s soumis à une CCT ou un CTT. Des pans entiers de l’économie vaudoise ne seraient pas soumis au salaire minimum. De nombreuses femmes actives dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage, l’économie domestique ne verraient donc pas la couleur d’un salaire digne. De ce fait, le contre-projet rate sa cible de réduire la pauvreté puisque 2/3 des personnes à bas salaires sont des femmes. Enfin, le Conseil d’Etat prévoit non seulement davantage d’exceptions mais il prévoit d’en ajouter encore d’autres par la suite.</p>
<p><strong>Un outil de politique sociale pour lutter contre la pauvreté</strong></p>
<p>Le salaire minimum a été validé par le Tribunal fédéral comme un véritable outil de politique sociale permettant à de nombreux-ses travailleurs de sortir de la pauvreté. En s’appliquant au plus grand nombre, les initiatives s’inspirent de cette logique, des expériences effectives et permettent d’éviter que ce soit l’Etat qui pallie la sous-enchère salariale exercées par certains patrons, tout secteur confondu. Le Conseil d’Etat et le Grand Conseil vaudois n’ont pas réussi à considérer le salaire minimum autrement que comme une contrainte pour le patronat qu’il faut limiter au maximum ; l’effet du contre-projet s’annoncerait donc très limité. Joëlle Minacci, députée au Grand Conseil d’Ensemble à Gauche, rappelle que <em>« les prestations sociales sont payées par l’Etat et par nos impôts. Ce sont donc les citoyennes et citoyens, le Canton et les communes, qui mettent la main au porte-monnaie pour compenser les bas salaires »</em>. Le soutien aux initiatives est donc dans l’intérêt commun des salarié-e-s, des contribuables, de l’Etat et des communes.</p>
<p><strong>Une campagne unitaire et solidaire des salarié-e-s concerné-e-s</strong></p>
<p>Le comité unitaire lance la campagne cette semaine une campagne de terrain avec une première action symbolique lors du 1<sup>er</sup> mai cantonal à Lausanne. De multiples activités seront organisées lors de marchés et d’actions organisées par les associations membres du comité d’initiative. Des personnes concernées prendront également la parole au cours de cette campagne pour faire entendre la nécessité du double oui aux initiatives. C’est le cas de Carla, nettoyeuse, qui résume très bien son quotidien : <em>« Après avoir payé le loyer et réglé la facture obligatoire de l’assurance maladie, le budget est pratiquement fini. Parfois, on doit choisir entre payer les factures ou se nourrir correctement ; […] ce n’est pas vivre, mais simplement survivre »</em>. Il en est de même de Trini : <em>« Dans le secteur du nettoyage, nous avons plusieurs contrats de travail pour des entreprises différentes. […] Si à l’absence d’heures, on rajoute les bas salaires la situation pour nous travailleuses devient critique et instable. Le salaire proposé par notre initiative nous permettra d’améliorer la situation de beaucoup de personnes pour qu’elles puissent payer les frais de base afin d’avoir une vie meilleure et plus digne. »</em></p>
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