Actualités

Une stratégie fiscale pour apaiser les fronts

Le Parti socialiste vaudois a pris connaissance de la stratégie fiscale et financière 2022 du Conseil d’État. Cette proposition s’inscrit dans la recherche d’un équilibre dans les rapports de force gauche-droite et Canton-Communes. Elle aboutit à une légère baisse d’impôt des personnes physiques, une politique d’investissement en soutien aux avancées sociales, une aide aux communes et des mesures demandées de longue date par le PS, comme l’augmentation du salaire minimum pour les collaborateurs de l’État et la mise en place d’un congé paternité de 20 jours dans l’administration cantonale.

180403_justice_balance

Le Conseil d’État a présenté ce jour sa stratégie fiscale et financière pour la fin de la législature. Les différents rapports de force lui imposent un travail fin afin d’aboutir à un équilibre. Le projet présenté est dans la droite ligne des projets de l’ancienne législature : un compromis qui prend en compte la majorité de droite au Grand Conseil, les difficultés des communes et les aspirations de développement présentes dans le programme de législature du Conseil d’État. Ce projet se veut donc un apaisement sur les questions fiscales jusqu’à la fin de la législature.

La baisse d’impôts proposée est un signe clair à l’attention de la majorité de droite du Grand Conseil qui a indiqué à plusieurs reprises ses velléités de baisser les impôts des personnes physiques. Le PSV le regrette, sachant qu’une baisse d’impôt linéaire ne profite que marginalement aux classes moyennes et modestes. Il a exprimé sa vision, qui aurait été de mettre en place la RIE 3 vaudoise et d’en étudier les conséquences avant de prendre de nouvelles mesures. La baisse reste néanmoins supportable pour les finances du Canton. Elle est en outre mesurée en comparaison des revendications de la droite. Concernant l’application de l’initiative des JLR, le PSV veillera à ce qu’elle ne remette en rien en question le plafonnement à 10% du revenu imposable du poids des primes d’assurance-maladie, et qu’elle ne péjore la situation de personne par rapport à aujourd’hui.

Concernant les communes, le PSV est satisfait de la prise en compte des difficultés financières de certaines communes et du soutien supplémentaire qui leur sera accordé dans le cadre de la mise en œuvre de la RIE3-vd. Une réforme sur la prise en charge des coûts des soins à domicile est également la bienvenue pour soulager certaines communes. Néanmoins, le PSV veillera à ce que le soutien de l’État serve toujours, dans les communes, à la mise en place ou au maintien de prestations publiques concrètes, au service de la population.

Le PSV salue les mesures ciblées présentées par le Conseil d’État concernant l’administration cantonale : l’augmentation du salaire minimum à 52’000 francs (4’000×13) et la mise en place d’un congé paternité de 20 jours. Ces deux mesures sont demandées de longue date par le parti socialiste vaudois. Le PSV encourage l’État à pousser leur application dans les structures parapubliques et espère que, par effet de ruissellement, elles seront rapidement reprises dans le secteur privé qui a tout à gagner de les faire siennes.

Enfin, le PSV salue également les mesures d’investissements pour un total de 50 millions. Le Canton de Vaud avait souffert pendant de nombreuses années de sous-investissement patent. Ce défaut a été partiellement corrigé lors de l’ancienne législature et il est réjouissant de constater que l’effort est maintenu.