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Une occasion manquée qui laisse de nombreux Vaudois-es sur la touche

Le PSV prend acte avec regret du rejet de l’initiative « Pour le remboursement des soins dentaires » par la population vaudoise. La campagne de la peur des adversaires, relayée par des moyens financiers à la limite de l’indécence, a malheureusement fait mouche. Les Vaudoises et les Vaudois ont rejeté le principe d’une assurance obligatoire. Néanmoins le problème reste entier : de trop nombreux Vaudoises et de Vaudois se privent de soins dentaires, d’autres partent se soigner à l’étranger, d’autres doivent se serrer la ceinture plusieurs mois pour faire face à des frais conséquents. Le score honorable de l’initiative démontre que la population souhaite des solutions. Le PSV espère que les adversaires de l’initiative, qui ont souhaité des solutions plus ciblées pendant la campagne, reviennent au Parlement avec un esprit plus constructif que durant les discussions sur le contre-projet, qu’ils avaient eux-mêmes refusé.

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Les Vaudoises et les Vaudois avaient l’occasion de mettre en place une politique sociale unique et novatrice en Suisse. Néanmoins, les arguments de la peur l’ont emporté sur le principe de mettre davantage de solidarité dans le remboursement des soins dentaires. Le PSV en prend acte avec regret. Le PSV note tout d’abord que cette campagne a atteint le paroxysme de la disparité des moyens financiers. Les adversaires de l’initiative ont mis des moyens financiers à la limite de l’indécence pour défendre leurs intérêts privés. La transparence du financement des campagnes de votations et d’élection est d’une urgence cruciale pour garantir la démocratie.
La campagne aura tout de même permis de poser des questions fondamentales sur l’importance de la santé bucco-dentaire dans la politique sanitaire globale, malgré la volonté des adversaires de minimiser cet aspect. En effet, alors que le lien entre la santé bucco-dentaire et la santé générale est constamment mis en avant par les publications scientifiques et par les praticiens dentistes eux-mêmes, ces derniers ont préféré défendre leurs intérêts particuliers plutôt que d’envisager de trouver des solutions de santé publique pour toutes et tous. Et ceci, dans un contexte de vieillissement de la population. En outre, est-ce normal que la profession négocie ses tarifs avec les assureurs (maladie, invalidité, accident et militaire), qui prennent en charge que 10% des factures, et non pas avec des structures représentant les intérêts des patients ou des consommateurs qui prennent à leur charge 90% des factures ?
Enfin, cette campagne aura permis de mettre en évidence des situations de vie dramatiques qui se passent dans notre canton. Il est du devoir des politiques de trouver urgemment des solutions. En outre, le score honorable de l’initiative face à la débauche de moyens financiers des adversaires démontre que les Vaudoises et les Vaudois attend des politiques des réponses rapides et concrètes. Les adversaires de l’initiative n’ont cessé de dire durant la campagne qu’ils souhaitaient des solutions plus ciblées pour répondre à ces cas. Le PSV les attend de pied ferme et espère qu’ils reviendront au Parlement un esprit plus constructif que durant les discussions sur le contreprojet et que des solutions seront mises en œuvre très rapidement.
Au niveau fédéral, le PSV se félicite du rejet de l’initiative no-billag. Le score des Vaudoises et des Vaudois est d’une grande clarté : ils/elles tiennent à des radios et télévisions locales et régionales, un service public fort et ne veulent pas d’une mainmise des puissances financières, comme celle de Christophe Blocher, sur l’audiovisuel.