Actualités

Les pratiques « Uber la loi » de la plateforme californienne se poursuivent

Le Parti socialiste vaudois intervient au Grand conseil pour dénoncer les pratiques de concurrence déloyale de la plateforme Uber et demander au Conseil d’Etat quelles mesures il a l’intention d’entreprendre pour mettre fin rapidement aux abus constatés. Salaires de 2'500 francs pour un 100%, voire plus de 45heures/semaine, non-couverture auprès des assurances sociales, permis de travail obtenus sur la base d’indications fausses : Uber ne recule face à rien et utilise un montage de sociétés paravent pour poursuivre ses activités hors la loi, sans aucun respect ni pour les travailleurs, ni pour la clientèle confiant sa sécurité à des chauffeurs surmenés.

180319_voiture_image

Le PSV profite du début imminent des travaux de la commission ad hoc du Grand conseil sur le projet de loi du Conseil d’Etat régissant l’activité des VTC pour rappeler les agissements problématiques d’Uber, tant dans le Canton de Vaud que dans celui de Genève, et demander des éclaircissements et des mesures rapides pour contrer ceux-ci. Notamment, Diagne Limousine, Starlimoluxe.ch Sàrl et SNC Pégase Léman, qui emploient des chauffeurs exerçant à Genève et sont partenaires d’Uber, violent la loi. Celle-ci stipule clairement que les véhicules de ces entreprises doivent être immatriculés dans le Canton de stationnement (lieu d’activité), Genève, alors qu’ils roulent avec des plaques vaudoises. De plus, plusieurs procédures de médiation entre ces sociétés et leurs chauffeurs concernant leurs arriérés de salaires et conditions de travail ont échoué en raison d’employeurs fuyant leurs responsabilités. Plusieurs actions en paiement de chauffeurs contre les entreprises en causes sont prévues aux Prud’hommes du canton de Genève. Des démêlés pénaux sont aussi attendus.

Pour le PSV, il est urgent de mettre fin à ces pratiques. Il demande notamment d’évaluer la possibilité de considérer Uber comme bailleresse des services des sociétés et entreprises Diagne Limousine, Starlimoluxe.ch Sàrl et SNC Pégase Léman. Dans ce cas, Uber et ses partenaires devraient être liés à la Convention collective de travail sur la location de services et aux salaires minimaux applicables. De plus, Uber devrait être soumise à une autorisation cantonale ou fédérale de location de services pour le transport de luxe. Pour l’Etat de Vaud, cette situation permettrait une meilleure traçabilité et une récupération de revenus soustraits aux impôts et aux assurances sociales par Uber, action qui s’inscrit dans l’objectif de combat contre la sous-enchère salariale figurant en bonne place dans le Programme de législature du Conseil d’Etat 2017-2022.