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La Loterie Romande, est-elle vraiment encore « romande » ?

L’externalisation de cinq postes du service informatique de la Société de la Loterie de la Suisse Romande (« Loterie Romande ») en Pologne1 n’est pas la première. En 2004 déjà, les prestations du PMU ont été externalisées en France. En 2015, l’impression des billets de jeu a été externalisée aux États-Unis. Par le biais d’une interpellation déposée le mardi 28 août au Grand Conseil, le PS demande des explications quant aux conséquences sociales de l’externalisation en cours ainsi que de la stratégie de la Loterie Romande à moyen et long terme.

Le Parti socialiste regrette vivement la politique de la Loterie Romande visant à externaliser les postes de travail à l’étranger. « En tant que société d’utilité publique puisant sa notoriété dans son ancrage romand, la Loterie Romande doit se montrer exemplaire quant à ses pratiques en matière d’emploi. Or, la longue suite d’externalisations et de restructurations montre que ce n’est pas le cas. » rappelle Nicolas Rochat Fernandez, député. Les externalisations des services informatiques deviennent une fâcheuse tendance en Suisse, comme le démontre également le cas de Nestlé qui a annoncé fin mai 2018 l’externalisation de quelques 80 emplois dans le domaine. « Le virage numérique ne doit en aucun cas devenir un prétexte pour la casse sociale. La Suisse est un site d’innovation reconnu et les filières MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques) y jouissent d’une grande attention. Nous avons donc un intérêt collectif à ce que ces places de travail soient maintenues. » Et il poursuit : « Nous devons faire toute la lumière sur les licenciements au sein du service informatique ainsi que les éventuelles restructurations à venir. Il ne suffit pas d’affirmer l’attention que l’on porte à la Suisse romande : il faut encore la démontrer par les actes. »