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De la transparence, rapidement !

Les résultats des votations du 4 mars dernier nous ont laissés avec un œil qui rit et l’autre qui pleure. Si l’initiative « No Billag » a été heureusement rejetée très largement, avec près de 3 Suisse-sse-s sur 4, celle concernant le remboursement des soins dentaires a été rejetée par 57% des Vaudoises et Vaudois.

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Dans les deux cas, une forte mobilisation, des débats émotionnels et, très souvent chez nos adversaires, des mensonges répétés en boucle. Cela a prévalu principalement pour les soins dentaires. Les dentistes n’ont pas hésité à prendre en otage leurs clients, par exemple en joignant à la facture des flyers de propagande. Avec une disparité de moyens financiers gigantesque.
Au budget de 80’000.- présenté publiquement par nous autres initiants, étaient opposés des moyens qui semblaient sans limite, estimés à plus de 500’000.- et dont le financement est à ce jour toujours aussi opaque. Et malgré nos appels, ils refusent de faire la lumière à ce propos, tout comme le ministre des finances qui se drape dans le secret fiscal pour ne pas faire toute la transparence quant à sa situation fiscale que nous découvrons dans les médias, tel un puzzle, pièce après pièce. Il aurait pu éviter cette crise à notre canton, nos institutions et ses collègues, tout comme son parti, en levant le secret fiscal. Mais par principe ou parce qu’il a des choses à cacher, il ne l’a pas fait. Au final, tout cela laisse une sensation de malaise et ébranle la confiance dans nos institutions.

En parallèle, les cantons de Fribourg et de Schwytz ont tous deux accepté ce même 4 mars des initiatives cantonales de la JS exigeant la transparence pour le financement des partis politiques et des campagnes de votation. Le PSV avait déposé en 2007 une motion qui fut dans notre canton la première pierre à cet édifice par son renvoi au Conseil d’Etat. Hélas, en 2012 le projet fut enterré par un Grand Conseil appuyé sur ses dogmes de droite, dont la culture du secret. Il est ainsi temps de remettre l’ouvrage sur le métier, dans un contexte qui montre qu’en matière de transparence et de finances, la répétition des scandales a amené un changement de paradigme : la population, même dans des cantons conservateurs, souhaite que cela change, parce que cette opacité dérange. Nous continuons le combat, par le biais du Grand Conseil et celui de l’initiative fédérale que nous avons grandement contribué à faire aboutir, grâce à vous toutes et tous, camarades !