CEP – la fin d’une manœuvre politicienne qui n’a que trop duré

Le Parti socialiste vaudois prend acte avec satisfaction du classement par le Grand Conseil de la commission d’enquête parlementaire demandée par l’UDC sur le SPEN. Depuis son dépôt, le PSV n’a cessé d’exprimer son incompréhension face à cette demande onéreuse, inadéquate et disproportionnée, qui ne servait à l’UDC qu’à faire parler d’elle autrement que par ses dissensions internes.

Le PSV se félicite du classement de la demande de commission d’enquête parlementaire de l’UDC par le Grand Conseil, qui a suivi la recommandation de son bureau et du Conseil d’Etat. Pour rappel, cette requête faisait suite à l’envoi d’un courrier de 62 détenus des EPO. Des réclamations d’anciens agents de détention s’en sont suivies et la Conseillère d’Etat a ordonné une enquête administrative sur les EPO et la suspension de son directeur. Dans l’histoire du GC, il n’y a eu que deux commissions d’enquête parlementaire et elles avaient porté sur des événements tout à fait particuliers et de grande portée. Le courrier de ces 62 détenus n’entre clairement pas dans cette catégorie. Le PSV relève en outre le paradoxe d’un parti politique qui ne cesse de fustiger le soi-disant luxueux cadre dans lequel vivent les détenus et qui, pour se donner une tribune médiatique, vient au secours de détenus qui se plaignent des conditions de détention, faisant fi de l’instabilité en résultant au sein des prisons.

Pour le PSV, il est clair que tout n’est pas simple en matière pénitentiaire. Le rapport du Conseil d’Etat le rappelle bien : les années de rigueur budgétaire ont eu pour effet un fort sous-investissement en matière d’infrastructures, avec pour résultat des bâtiments vétustes, parfois mal sécurisés et un nombre de places par trop limité. Si les investissements ont repris, avec notamment un montant de 100 mios de francs, il convient de construire et de trouver du personnel en suffisance. Le PSV salue également la volonté du Grand Conseil de mettre en place des assises de la chaine pénale afin de trouver des solutions globales pour inciter aux mesures de substitution à l’enfermement et faciliter la réinsertion sociale des détenus pour empêcher la récidive.