Bien géré et en développement maîtrisé, le Canton va bien – certain-e-s Vaudois-es moins : l’Etat poursuit sa politique cohérente pour les soutenir

Le PSV salue le budget 2018 présenté par le Conseil d’Etat qui se place dans la droite ligne des précédents : une augmentation des charges maitrisée afin de répondre aux besoins des Vaudoises et des Vaudois, un équilibre savamment trouvé et des investissements pour poursuivre le nécessaire développement de notre Canton. Le PSV relève tout de même l’augmentation marquée des subsides LAMal. Ces subsides, qui soutiennent principalement les familles et les aîné-e-s, démontrent que, pour un nombre toujours plus grand de Vaudoises et de Vaudois, le salaire ou la rente vieillesse ne suffisent plus à payer les primes maladie. Le PSV salue la politique du Canton qui vise à soutenir le pouvoir d’achat des classes moyennes et modestes du Canton, qui ne peuvent se permettre le luxe de thésauriser. Il note également que l’application de l’initiative qui vise à limiter à 10% le poids des primes d’assurance-maladie est urgente et qu’une solution au niveau fédéral contre les hausses de primes abusives est nécessaire… et très rapidement.

Dans l’ensemble, le PSV salue le budget 2018 tel que présenté par le Conseil d’Etat, premier de la nouvelle législature. Les chiffres présentés par le Département des finances et de relations extérieures démontrent que le Canton poursuit sereinement son développement, fruit de la politique menée depuis ces dernières années. Les revenus sont en progression par rapport au budget 2017 (+2,48%) et ceci malgré les prévisions toujours très prudentes du chef du Département. Dès lors, le budget suit cette croissance du canton avec une augmentation similaire des charges (+ 2,48%). Ce développement touche les secteurs où les besoins de la population vaudoise sont avérés : santé, social, sécurité, politique pénitentiaire ou encore accueil de jour. A ce propos, le PSV relève avec satisfaction les effets liés à la nouvelle loi sur l’accueil de jour, avec une nouvelle augmentation – de 15% – du soutien à l’accueil de jour par rapport au budget 2016. Cette hausse soutiendra la dynamique de création de places et concrétise la sécurité nouvelle offerte aux réseaux et aux communes grâce à la garantie de la prise en charge d’une part donnée de la masse salariale.

Néanmoins, le PSV s’inquiète de la stagnation des revenus liés aux personnes morales, conséquence du vote du 9 février sur l’immigration de masse et de l’abandon du taux plancher par la BNS. Le PSV note également que le département de l’économie, de l’innovation et du sport doit faire davantage pour soutenir les jeunes entreprises et attirer des entreprises créant des emplois dans notre canton. 

Le PSV constate l’augmentation marquée des subsides LAMal (+52 mios) qui compose près de la moitié de l’augmentation du secteur social. Ces subsides, qui soutiennent principalement les familles et les ainé-e-s du canton, démontrent que, pour un nombre toujours plus grand de Vaudoises et de Vaudois, le salaire ou la rente vieillesse ne suffisent plus à payer leurs primes-maladie. Ce constat est inquiétant et le PSV salue la politique du Canton qui poursuit le développement de ces aides. La mise en place de l’initiative qui vise à limiter à 10% le poids des primes d’assurance-maladie et acceptée par la population vaudoise dans le cadre de la RIE 3-VD est d’autant plus d’actualités. Toutefois, une solution fédérale doit être trouvée très rapidement afin de ralentir cette hausse de primes effrénée que vivent plus douloureusement chaque année les classes moyennes et modestes de notre canton. De manière plus générale, le PSV appelle le PLR et l’UDC, majoritaires à Berne, à corriger leurs positionnements au niveau fédéral pour mieux lutter contre la paupérisation de la population, engendrée par nombre de leur décisions : politique d’austérité, coupes budgétaires, report des charges de la Confédération sur les cantons, inaction face aux caisses-maladie, etc.

Le PSV se félicite également de la politique d’investissements du Canton, qui se monte au total à 693 millions. Ces investissements, principalement destinés aux routes, aux transports publics ou à des bâtiments consacrés à la formation et la santé, permettent de développer des services indispensables à la population. Toutefois, le PSV note que l’obsession des partis de droite concernant la prétendue augmentation de la dette, par ailleurs régulièrement démentie lors de la présentation des comptes, pénalise le canton qui pourrait saisir l’opportunité de taux d’intérêts extrêmement bas, voire négatifs,  pour développer une politique d’investissement plus audacieuse sans pour autant augmenter la charge de la dette qui grèverait le budget général.

Enfin, le PSV note avec une pointe d’amusement que, comme lors des comptes 2017 et contrairement aux prévisions alarmistes agitées par la droite durant toute la campagne des élections cantonales, les dépenses de formation dépassent les dépenses sociales. Néanmoins, le PSV tient à rappeler que ces deux domaines sont essentiels pour notre population et notre canton et que les dépenses sociales présentées par le Conseil d’Etat visent la réinsertion plutôt que l’assistanat social et que les frais sociaux comprennent les prestations pour nos ainé-e-s, toujours plus indispensables dans le contexte du vieillissement de notre population.

Le PSV est donc satisfait de ce budget 2018. Il veillera à ce que les objectifs du Conseil d’Etat soient maintenus au Grand Conseil afin de proposer à la population vaudoise des infrastructures, des projets et des services dont elle a la nécessité.