Profiter des JOJ pour dynamiser la pratique du sport chez les jeunes

Le Parti socialiste vaudois intervient au Grand Conseil par une motion qui demande au Conseil d’Etat de mettre en place les conditions nécessaires pour stimuler la pratique du sport chez les écolier-ère-s en profitant de la dynamique positive engendrée par les Jeux olympiques de la Jeunesse.

Dans son programme 2012-2017, le PSV souhaite que les JOJ deviennent un véritable événement populaire : il faut pour cela que les tarifs soient accessibles à un large public, notamment pour les jeunes, par exemple en offrant des places gratuites aux écolier-ère-s et étudiant-e-s du Canton. Cet événement peut également avoir d’autres retombées : c’est un excellent moyen pour dynamiser la pratique du sport chez les jeunes si le Canton s’en donne les moyens.

Le Groupe socialiste, par la voix du député Hugues Gander, dépose une motion qui demande au Canton de s’y engager. Les constats des enseignants en éducation physique vont d’ailleurs dans le sens de la motion : hormis les élèves qui pratiquent un sport de manière très intensive, un grand nombre de jeunes se concentrent sur des activités sédentaires et, au final, bougent de moins en moins. Le rapport Sport Suisse 2014 dresse un état des lieux particulièrement intéressant de la pratique sportive dans notre pays. La moyenne hebdomadaire est passée de 7,3 heures à 6,6 heures chez les 10 – 14 ans, et 6,1 heures à 5,6 heures chez les 15 – 19 ans. En outre, de moins en moins d’enseignant-e-s prévoient des camps de ski et organiser des journées extramuros pour pratiquer un sport hivernal est également compliqué. En effet, l’aspect financier est souvent rédhibitoire : l’équipement (achat ou location), le transport et les cartes d’accès aux installations sont souvent hors de portée de bien des bourses et découragent les maitres-ses concerné-e-s de mettre sur pied des journées extramuros pour pratiquer un sport hivernal.

Pour le Groupe socialiste, le Canton aurait tout intérêt à encourager la pratique du sport. Les conséquences bénéfiques sur la santé des élèves ne sont plus à prouver, mais d’autres effets seront positifs. Tout d’abord, le Conseil d’Etat souhaite renforcer la maitrise de classe, notamment pour améliorer la cohésion d’une classe, vitale pour un meilleur apprentissage de tou-te-s les élèves. De telles journées permettent de se découvrir mutuellement et de renforcer cet aspect. En outre, la population migratoire est, de par sa provenance, peu portée sur les sports de neige. Ainsi, une approche des joies de la glisse serait pour beaucoup une découverte et un renforcement du processus d’intégration. Enfin, la pratique du ski dans nos stations a baissé de 11,7% ce dernier hiver et de telles journées peuvent contribuer, sans doute modestement, à redynamiser ce secteur.

Au final, le Service de l’éducation physique et des Sports, en collaboration avec le Département de la formation et de la culture, a tout à gagner à mettre en place les conditions nécessaires pour que les écoliers-ères de notre canton puissent bénéficier gratuitement de journées pour pratique des sports hivernaux.